
L’orchestre Zaïko Langa Langa a désormais son fief qui n’est pas qu’un lieu dédié à ses répétitions et à ses concerts mais un bien immobilier qui lui est propre. Cette acquisition est la conséquence d’une régularisation d’un contrat qui liait le groupe à la Bracongo (Skol) et qui avait été rompu unilatéralement, il y a quinze ans, par l’entreprise brassicole. La parcelle concernée se situe sur les rues Inzia et Lodja de la commune de Kasa-Vubu. Un dénouement heureux qu’explique Maître Adrien Alongo, l’avocat de l’orchestre : « Ce litige qui a été porté devant différentes juridictions est né suite à la résiliation unilatérale, par la Bracongo , d’un contrat de collaboration aux termes duquel Zaiko s’était engagé à assurer la promotion des produits Bracongo, principalement la Skol , et que cette entreprise devait, quant à elle, fournir à l’orchestre un bar équipé pour ses productions. Si une parcelle a été achetée le bar ne sera jamais construit, Bracongo ayant, dans l’entre-temps, changé d’équipe dirigeante qui va simplement résilier le contrat. »
Le règlement à l’amiable de ce litige relance le partenariat pour trois ans précise l’avocat de Zaïko Langa Langa : « L’actuelle équipe qui a compris l’importance de Zaïko pour le marketing de ses produits, a préféré qu’une solution amiable soit trouvé au litige né cette résiliation cavalière. Ainsi Bracongo a accepté de céder au groupe la parcelle qu’elle avait achetée. Mais il s’agit d’une cession avec charges, en ce sens que durant la durée du contrat l’orchestre ne mènera, dans la dite parcelle, que des activités exclusivement liées à la promotion des produits Bracongo. Cette contrainte prend fin à la clôture du contrat, dont la durée est de trois ans. Après cette durée, Zaîko jouira de cette parcelle à sa guise. Le contrat nouvellement signé reprend l’ancien où il était suspendu, et permet à Zaïko de bénéficier d’un espace permanent pour ses répétitions, ses productions et l’installation de ses services administratifs. »
Skol contre Primus ou l’ivresse douce contre une ivresse amère…
Le goût de la bière Skol, par la magie de ces retrouvailles, a retrouvé du coup les faveurs du palais de Jossart et de Zaïko Langa Langa. Les promesses d’un contrat définitif et alléchant que leur faisait miroiter la bière Primus ont fini par avoir un goût de plus en plus amer à en croire l’avocat de l’orchestre : « Zaïko et Bralima n’avaient pas un contrat du genre que cette entreprise brassicole a passé avec d’autres groupes musicaux. Il s’agissait d’un protocole provisoire d’exclusivité signé en 2009. » Et de préciser : « Ce protocole devait déboucher sur la signature d’un contrat avec des conditions avantageuses pour Zaiko. Malheureusement, les attentes de Zaïko à cet effet n’ont pas été satisfaites. L’orchestre a, pendant deux ans, oeuvré dans une situation de déséquilibre en comparaison aux avantages accordés par la Bralima à d’autres groupes. »
Naturellement satisfait, Jossart Nyoka Longo a exprimé sa gratitude envers les nouveaux dirigeants de Bracongo non sans rappeler que c’est grâce à la bière Skol que Zaïko avait pu inviter tous les anciens pour fêter son 18ème anniversaire. Benjamin Bronne, directeur des ventes de la Bracongo, parle d’un contrat win-win entendez gagnant-gagnant, dans la mesure où il sert à l’amélioration de l’image de marque de deux parties. Zaïko a toutefois la latitude de contracter avec d’autres sociétés non concurrentes de la Bracongo. Mais Jossart ira-t-il jusqu’à mettre les tenues portant la publicité de la Skol : « Je suis prêt à mettre tout ce que le sponsor me demanderait d’enfiler à condition que ça ne le soit au détriment de mon image. »
Et la Skol ramena les danseuses dans Zaïko
Jusque-là Jossart et Zaïko Langa Langa se passaient des danseuses, peut-être pas par choix. Le recrutement des danseuses vient d’être lancé, sans doute, grâce à des retombées à venir de ce contrat mais aussi pour des besoins publicitaires de la bière partenaire. À cet effet, N’Yoch annonce qu’il ne recrutera que des filles majeures et s’est dit sensible à la demande du public pour plus de moralité dans les prestations des danseuses.|
Source : Afriquechos.ch

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