
Cette année, la campagne de la Journée mondiale de la lutte contre le SIDA, Ma santé, mes droits (link is external), met l’accent sur le droit à la santé, le droit de chacun de jouir du niveau de santé physique et mentale le plus élevé que l’on peut atteindre. La campagne rappelle que le droit à la santé représente bien plus que l’accès à des services de santé et à des médicaments de qualité, mais qu’il dépend d’un grand nombre de garanties importantes telles que l’accès à une éducation sexuelle complète (ESC) de qualité et des environnements d’apprentissage sûrs et inclusifs.
L’ESC, dont la prévention du VIH est une composante centrale, est une intervention essentielle dans les efforts pour mettre fin au SIDA en tant que menace pour la santé publique et permettre aux jeunes de réduire leur risque d’infection par le VIH. Elle est très importante également pour promouvoir la santé sexuelle et reproductive, l’égalité entre les sexes et les relations saines, qui peuvent tous avoir une influence positive sur les résultats en matière d’éducation et de santé.
En outre, l’ESC aide les jeunes à mieux connaître et à prendre conscience de leurs droits, comme leur droit d’accès à des tests, à des traitements et à une prise en charge du VIH qui soit exempts de stigmatisation et de discrimination. Les jeunes doivent connaître leurs droits pour être capables de les défendre. Faire valoir le droit au plus haut niveau possible de santé physique et mentale suppose de remettre en question les lois et les politiques discriminatoires qui empêchent les jeunes d’accéder aux services de santé sexuelle et reproductive dont ils ont besoin, telles que les restrictions d’âge pour l’accès aux tests de VIH ou les lois qui criminalisent l’homosexualité.
L’UNESCO s’est engagée à promouvoir les droits à la santé et à l’éducation des jeunes – droits qui se renforcent mutuellement – par le biais du nouveau programme « Nos droits, nos vies, notre avenir ». En collaboration avec la Suède, l’UNESCO encouragera la mise en œuvre de programmes d’ESC pertinents, fondés sur les droits et de qualité fournissant les compétences, les connaissances et les aptitudes nécessaires pour prévenir le VIH, réduire le nombre de grossesses précoces et non désirées et éliminer les violences sexistes. Le programme, lancé à Paris le 3 novembre 2017, élargit les activités menées actuellement en Afrique orientale et australe dans le cadre de l’engagement de l’Afrique orientale et australe, avec de nouveaux projets en Afrique occidentale et centrale.
En tant que membre du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), l’UNESCO s’est engagée à renforcer le soutien apporté aux États membres en vue de fournir une éducation à la santé qui permette aux jeunes de s’informer sur leurs droits et qui favorise le bien-être global et de bons résultats en matière d’éducation et de santé pour tous.
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