mai 30, 2026

amagep

Ici pour vous!

La Félonie de Gianni Infantino dans l’Election du Président de la CAF

Qu’elles eussent été en ballotage favorable ou défavorable, les candidatures de Ahmed Ould Yahya et Patrice Motsepe pour l’élection au poste du président de la CAF,  ne pouvaient pas être homologuées par la FIFA unilatéralement, courcircuitant ainsi les instances de la Confédération Africaine de Football – CAF, pour autant qu’elles  étaient sujettes à un réexamen le 28 Janvier 2021 par la Commission de Gouvernance de la CAF, après que celles de Jacques Anouma et Augustin Senghor eurent obtenu leurs visas au mois de Décembre 2020. C’est la grandiloquence d’une ingérence ingénieuse dans les affaires de gestion d’une confédération de football auxquelles la FIFA n’a pas été invitée. L’arrogance de Gianni  s’en va crescendo et son mépris relatif à l’inobservance des instruments qui régissent la FIFA et la CAF, renforcent et élargissent son imperium truffé des conquêtes illégales et illégitimes pour asseoir son hégémonie.

« Je n’accepterai pas de leçons de bonne gouvernance de gens qui ont échoué à protéger le football et la Fifa », répétait le président de la Fifa en ouverture du 67ème congrès de l’instance en Mai 2017. Un excellent maitre n’est pas nécessairement un redoutable compétiteur; chez Infantino, entre la théorie et la pratique, il n’y a aucun pas quand il réussit à changer du coq à l’âne avec une versatilité endiablée. C’est ahurissant que la CAF accepte la tutelle de la FIFA sans coup férir; simple omerta ou inadvertance fortuite, il est futile de croire à la suprématie de Gianni qui doit toutes ses victoires comme président de la FIFA, en grande partie, à cette Afrique qu’il pense écervelée. Erreur! Il veut récidiver avec ses tricheries dans une confédération à la chasuble trop grande pour ses petites épaules, dans l’élection du 12 mars prochain à Rabat. Ce n’est pas vous, Monsieur Gianni Infantino, mais l’attention qui entoure votre personne qui pousse l’Afrique à vous démettre de vos ambitions d’une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, et mettre fin à vos désirs inassouvis de contrôler le football africain.

 

Si l’Afrique est capable d’avoir une de ses dignes filles, la Gambienne Fatou Bensouda,  diriger la toute puissante CPI à la Haye (elle sera remplacée par Karim Khan); si un africain de la Côte d’Ivoire, Tidiane Thiam, le surdoué de la finance internationale, a pu diriger le Crédit Suisse, si cette Afrique est en mesure de se retrouver en Ngozi Okonjo-Iweala, nigériane nouvellement nommée patronne de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), si l’Afrique a eu un  malien Cheick Modibo Diarra, astrophysicien à la NASA; si l’Afrique, par le truchement du Congolais Dr Muyembe, a su développer les prémisses médico-scientifiques pour un traitement contre la fièvre hémorragique d’Ebola; si l’Afrique est capable de regorger en son sein un physicien appelé Réparateur de la Femme, Dr Denis Mukwege de la RDC ainsi que Boutros Boutros Ghali de l’Egypte et le Ghanéen Koffi Annan aux Nations Unies; tous inscrits au panthéon de la gloire pour les Personnalités-Références africaines ayant laissé des empreintes indélébiles dans les annales du Renouveau Africain afin de répondre au fameux rendez-vous du donner et du recevoir, concept prôné, urbi et orbi, par le feu Président-poète Léopold Sédar Senghor, lui-même, ancienne sommité africaine à l’Académie Française, à combien plus forte raison penserait-on que cette même Afrique tergiverserait-elle d’aligner et d’élire, de sa propre initiative, un candidat à même de défendre les vertus et acquis de la CAF ainsi qu’ assurer ses autonomie et indépendance.

Les alliances dangereuses n’ont pas droit de cité lorsque les donneurs d’ordre utilisent leur pouvoir pour obtenir la confiance et imposer une dictature à nul autre pareil. Ce paradoxe de la relation sociale ambiguë et tordue dès sa genèse, aboutit au lien social-professionnel dont la notion fondamentale dans la relation entre les individus, qu’elle soit virtuelle ou réelle, devient parfaitement illusoire pour un vivre ensemble lourd des remords, lorsque le plus fort utilise le plus faible afin de satisfaire ses desiderata, sans se soucier du bien-être de son alter ego. Aujourd’hui Ahmad Ahmad et Constant Omari en paient le lourd tribut. Ils sont assis sur deux chaises éjectables, actionnables à tout moment, pour les envoyer errer dans le firmament d’un horizon du néant dépourvu de socle pour l’amortissement de leurs chocs. Ivres de la garantie d’une confiance sablonneuse et volatile de Gianni Infantino aux premières heures, ils ne craignaient pas l’espionnage dont la CAF a été l’objet; ils viennent de se raviser qu’Infantino a fortement déstabilisé la gouvernance de l’institution CAF. C’est le résultat d’une lente dégradation de leurs relations par une partie de l’establishment FIFA, surtout son président.

 

Tous les moyens étaient bons! Et comme ils justifient la fin, Ahmad Ahmad affichait une joie qui traduisait l’aisance, surtout dans les paumes grasses de Gianni Infantino. L’occasion faisant le larron, le timing fut juste parfait à Addis-Abeba en 2017 pour chasser la veille garde avec à sa tête Issa Hayatou. Ce dernier n’ayant pas voté pour Infantino, il le lui en a voulu jusqu’à tirer les ficelles contre sa réélection. Pourtant, selon le Magazine Josimars en Norvège,  il est avéré qu’il y avait de nombreuses indications que le président de la FIFA s’était mêlé des élections au niveau de la CAF, ce qui viole l’article 19 des statuts de la FIFA, qui stipule:

 

«9.1 Chaque association membre gère ses affaires de manière indépendante et sans influence indue de tiers.

 

19.2 Les organes d’une association membre sont soit élus, soit nommés dans cette association. Les statuts d’une association membre doivent prévoir une procédure démocratique garantissant l’indépendance totale de l’élection ou de la nomination. »

 

Issa Hayatou avait soulevé la question, avant et après l’élection présidentielle de la CAF en 2017-celle de savoir si le président de la FIFA était intervenu indûment dans les élections d’une instance confédérale, ce qui enfreint les propres statuts de la FIFA. Début 2019, un avenant, signé par Ahmad, a été ajouté à l’accord initial que la CAF avait conclu avec Lagardère en 2015. La CAF a accepté de prendre en charge 6,7 millions de dollars d’arriérés impayés par la société de production multimédia LC2 de Christian Lagnidé, ancien ministre dans son Bénin natal, qu’elle devait à Lagardère, soit une partie d’une dette globale de 19,2 millions de dollars due – principalement à CAF elle-même – par cette société basée au Bénin. La CAF devait racheter cette créance irrécouvrable à Lagardère à sa valeur nominale, malgré le fait que LC2 avait déjà fait défaut sur ses paiements à plusieurs reprises. Le contrat Lagardère devenu caduque, la CAF est exsangue. Infantino se frotte les mains une fois de plus, « Papa Bonheur » va mettre la main dans sa poche pour sortir la CAF, coincée financièrement, du gouffre. Comme il n’y a pas d’actions sans intérêt, le moment est bien choisi pour pousser les pions Infantino, qui sont Patrice Motsepe de l’Afrique du Sud et le mauritanien Ahmed Ould Yahya pour chasser Ahmad et son contingent. Il est vrai que pour devenir un roi, il faut détrôner celui qui règne; mais pas à n’importe quel prix comme certains candidats à la présidence de la CAF font le jeu du manipulateur assis dans les alpes suisses. Il saigne la CAF; il lui coupe sa principale manne financière Lagardère, la rend vulnérable et affamée, afin qu’elle mendie auprès de lui. Moment opportun pour dicter sa loi dans la CAF avant de lui jeter les miettes. C’est le modus operandi du Berger Infantino envers son Troupeau –la CAF.

 

A quelques jours du scrutin du 12 Mars 2021 à Rabat, Patrice Motsepe n’est plus en odeur de sainteté comme étant l’AS d’Infantino. C’est le Patron de la FFRIM, Ahmed Yahya, 44 ans, qui jouit des faveurs de Gianni Infantino, et se retrouve en pole position. Ce qui justifie le visa reçu par sa candidature sans qu’elle ait été réexaminée comme prévue par la Commission de Gouvernance. Comme en 2017 pour l’élection de Ahmad, il est temps de déployer une artillerie lourde dans la campagne de Yahya – les billets de banque, les liasses d’Euro et de Dollars, les hôtels 5 Etoile à la luxuriance insolemment impolie, les montres Graff Diamonds, Chopard, Vacheron Constantin Kallaniaet ainsi que les filles de joie pour agrémenter et rehausser les célébrations de la victoire du mauritanien de façon préemptive. Il n’y a que dans le camp Infantino où on vend la peau d’un ours avant de l’avoir tué lorsqu’il s’agit des élections à  la CAF, surtout quand elle est acquise à sa cause. Etonnant que Gianni Infantino ne soit inquiété par la justice ni de loin ni de près, au vu de tout ce qui précède. Faudra-t-il recourir au FBI une fois de plus, qu’elle s’occuper des bougreries et cancreries de la FIFA?