septembre 6, 2026

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Jadis Patron de la Démocratie Electorale en RDC, Nangaa Prend les Armes et Tue les Siens sous les Ordres de Kagame

Un démocrate qui s’est transformé en un terroriste rebelle, patron d’une insurrection ! A l’issue des élections présidentielles et législatives de 2018 dans une salle au siège de la CENI – Commission Electorale Nationale Indépendante, Corneille Nangaa, alors Président de cette structure d’appui à la démocratie s’apprêtait à proclamer les résultats de l’élection présidentielle. La lecture des différents résultats issus des élections pour la députation nationale et la députation provinciale terminée, le Président Nangaa se chargeait du reste. Aujourd’hui leader d’une insurrection  qui terrorise l’Est de la République, Nangaa proclamait Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo,  nouveau Président de la République.  Cette proclamation de la victoire, pensait-il, lui donnerait un accès libre au Président Félix, toutes les fois qu’il voudrait le rencontrer. Malheureusement, cette carte blanche ne lui sera jamais octroyée ; c’est le début des malaises chez Nangaa qui trouve dans le nouveau pourvoir un manque de gratitude à son égard comme si c’était lui le faiseur de la présidence de Félix Antoine Tshisekedi. Malgré les moyens limités, Félix Antoine avait battu campagne de la manière la plus vigoureuse possible. Il avait bravé des conditions défavorables dans un aéronef de fortune, foulé les endroits boueux où les routes n’ont jamais existé et accessibles uniquement à pieds.

Le cursus honorum du leader de l’insurrection AFC qui ne jure que par le changement de régime à Kinshasa, ne le prédisposait pas à la réussite qu’il a connue. La posture de Nangaa avait changé  pour le meilleur, il s’était fait une place de choix dans le social des congolais grâce à l’argent du contribuable de ce pays. Des biens mobiliers et immobiliers par ici, l’actionnariat par-là, la meilleure façon de remercier ce peuple pour Nangaa est de les tuer en masse comme le témoignent les tueries perpétrées lors de l’assaut sur Goma au mois de janvier 2025. Le richissime niveau auquel il a accédé, ayant été aidé par le contribuable congolais a valu à ce même peuple un monstre tueur que Nangaa est devenu. Par la mort qu’il distribue gratuitement, il épure les populations, les ethnies et clans entiers du pays dont il veut la présidence – mais pour diriger quel peuple parce qu’il les extermine tous ?  Pourtant Nangaa n’est qu’un affabulateur, un pantin et une marionnette  qui courbe l’échine aux ordres d’un certain Kagame dont le gout du sang est une recette qu’il délecte avec un appétit exécrable – pêché mignon. Auteur de l’entrée fracassante de l’AfDl en 1997 à Kinshasa après une guerre éclaire débutée au mois d’octobre 1996, le sanguinaire rwandais est revenu à la manœuvre sous tous les pseudos noms qui puissent exister dans cette partie de la région des Grands Lacs.  Plus question de RCD et CNDP, mais M23 1, M23 2 et AFC pour mettre Kinshasa en désarroi.

A la tête de ces mouvements rebelles terroristes, Kagame y place les congolais pour qu’ils se chargent cruellement de leurs frères et sœurs  à l’instar de ce qu’il avait fait aux siens en 1994 dont les survivants, qui en portent les stigmates, ont été forcés à l’exil, regroupés au sein des FDLR sur le sol congolais. En toile de fond, le déguerpissement des populations autochtones de l’Est et leur remplacement par les populations tutsis rwandaises (non par des tutsis congolais) est l’un des objectifs à atteindre avant d’annexer une partie de territoire national congolais. Au lendemain de l’installation d’un nouveau bureau de la CENI en 2021, Nangaa n’a attendu que deux ans pour créer un parti politique –  l’Action pour la Dignité du Congo et de son Peuple (ADCP). Ce, contrairement aux dispositions légales qui l’interdisent de ne s’engager en politique qu’après une certaine période à la suite de son départ de la CENI. Il s’indigna plus tard du rappel des éléments de son dispositif sécuritaire. Comme si cela ne suffisait pas, il a mis en veilleuse le schéma politique régulier pour devenir un tueur à gage au service de Kagame.

AFC de pacotille de Nangaa qui a vu le jour à Nairobi n’est qu’une branche politique de M23, la nébuleuse qui entrave la quiétude des habitants de l’Est. Le mariage AFC-M23 est renforcé par d’autres groupes armés qui sévissent à l’Est, notamment la Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC) « Chini Ya Kilima », Forces Patriotes pour la Défense du Congo, FPDC, ACN- Kyhanda-Yira une association culturelle du peuple Nande qui vit dans la province du Nord Kivu. Kagame et le Rwanda s’étaient appropriés les droits d‘exporter le colombo tantalite- Coltan, la cassitérite, l’or et d’autres minerais comme étant les leurs. Le Rwanda de Kagame rompait avec sa production théière pour devenir producteur de coltan, de la cassitérite et de l’or à l’échelle mondiale. Ces fourberies fallacieusement administrées et gérées ont convaincu l’Union Européenne à signer un contrat valant des centaines de millions d’Euro avec le Rwanda. Or, aucun gramme de ces minerais rares ne se trouve au Rwanda. Ce dernier avait fait de Rubaya en RDC ses mines de coltan et d’or à grande échelle.

Face à ces mannes que le sol et le sous-sol procurent pour les usufruitiers originaires qui sont des congolais, le Rwanda, poussé par le gout du lucre et aidé par les fils du pays dont Nangaa, pense à la balkanisation – Ituri, Haut Uele, Bas-Uele, Nord Kivu, Sud Kivu , Maniema et Tanganyika devraient faire partie intégrante de la zone sinistrée sous administration rwandaise selon les accords du 23 mars 2009 que le gouvernement congolais de l’époque signait avec le CNDP et avec M23 en 2013.  Le « Niet » Politique que Félix Antoine Tshisekedi a toujours réservé à l’application de ces accords poreux et meurtriers, a poussé les envoyés de Kagama – Nangaa, Bisimwa, Kanyuka et Willy Goma, aidés par les troupes rwandaises à tuer, bruler et violer les congolais et congolaises. L’occupation de certaines localités de Goma s’est effectuée au prix indescriptible du sang, notamment le carnage à la Prison de Munzenze, l’assaut sur l’hôpital, le bombardement du camp pour les déplacés de Mugunga, le bombardement de l’église sans compter la population. Nangaa va gérer, administrer et diriger qui, quand l’extermination des populations est en marche ?

Heureusement un mandat international a été lancé par le gouvernement contre Nangaa qui avait été condamné à mort par contumace  lors du procès tenu en Août 2024. En attendant son arrestation, Kagame et ses partenaires africains et occidentaux sont en train d’acheter les réfugiés dans certains pays. L’objectif est de les former au maniement d’armes pour les envoyer en RDC combattre aux côtés de Nangaa et du M23. La récente visite de l’ex-président de la RDC dans l’Eswatini (ancien Swaziland) dimanche le 09 février 2025 n’est pas un fait anodin.  C’est dans ce contexte que les autorités de la RDC activent tous les canaux afin de convaincre les organisations internationales et les 5 membres permanents du conseil permanent des Nations-Unies, ainsi que l’Union Européenne à condamner le Rwanda et sanctionner certains leaders du gouvernement rwandais et du M23 dont AFC de Nangaa.

L’insistance de Kagame de voir le gouvernement de la RDC à la même table avec  M23, cache les projets de la balkanisation. Il utilise Nangaa et les rebelles terroristes pour assouvir ses besoins de brassage et de mixage lors des dialogues pour que les siens soient dans les institutions de la République. La porosité des systèmes de défense de la République Démocratique du Congo a comme racines ces deux facteurs. Comble de malheur, la CENCO  qui s’était retirée des préparatifs pour sa nomination  à la tête de la CENI, est revenue à la charge pour demander l’inclusion de tout le monde dans le processus de dialogue y compris Nangaa, sans lequel Lamuka n’y serait pas. Dialoguer pour reprendre les erreurs de 2009 ne serait une évolution vers l’amélioration de la situation. Etonnamment la RDC n’a jamais demandé à Kagame de se mettre à la même table avec les FDLR comme préalable à tout engagement.

Ces mouvements terroristes qualifiés de coquilles vides par le gouvernement exécutent le diktat du Rwanda qui les soutient en tout et pour tout.  Ce qui lui permet d’ordonner les tueries et les massacres des civils congolais sur leur propre territoire. Avec une communauté internationale regardante mais muette, Nangaa et Kagame ont tué les soldats de la paix de la MONUSCO et de la SADC sans en être inquiètes ni interpelés.