septembre 6, 2026

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Ici pour vous!

Conseil de Sécurité Elargi et Ses 15 Membres Unanimes en Faveur de la RDC

C’est la première en Afrique ! Jamais le monde n’a vécu un tel déferlement des plaidoiries pour obtenir un consensus au niveau du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Aussi, c’est une première que l’empathie, la compassion et la pitié que le monde ressentait à l’égard du Rwanda par rapport au pseudo génocide, ne soient prises en compte dans leurs délibérations. Toujours est-il que Kagame utilise ce génocide fabriqué de toutes pièces comme monnaie de change. Le comportement meurtrier de l’armée rwandaise depuis la prise de Bunangana il y a presque 3 ans jusqu’à l’assaut final sur Goma et son entrée sans combat dans Bukavu, a rencontré la détermination du Président de la République Fatshi Béton, de sa vaillante Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et Francophonie à l’international, ainsi que celle de la mission permanente de la RDC à New York. Les hémicycles et les hautes tribunes ne les ont pas intimidés pour qu’ils s’arrêtent dans leur élan de prendre fait et cause en faveur de la RDC contre son agression par Kagame et les RDF. Madame Thérèse Wagner Kayikwamba est une vraie « Amazone » à l’instar des celles qui assurèrent la garde royale dans le Dahomey. Exposé des motifs après exposé, discours, speechs et moralité, ainsi qu’une prompte présence médiatique, elle a su pencher la balance au Conseil de Sécurité des Nations-Unies pour le compte de la nation congolaise. La VPM des Affaires Etrangères a retracé l’historique de la méchanceté meurtrière du Rwanda depuis 30 ans face au silence des agneaux qu’a imité toute la communauté internationale avant ce jour. Cette dernière n’a pas bougé d’un iota depuis les agressions répétitives lancées par M23 et AFC, soutenus par les RDF rwandaises.

La diplomatie d’un autre niveau déployée par ce tandem de l’exécutif congolais  (Président Fatshi et Kayikwamba) et la mission permanente contre les sentiments émotifs du peuple, a fini par payer.

Après que le Parlement de l’Union Européenne ait voté en faveur des sanctions contre le Rwanda, la Commission devait définir le contexte des sanctions à appliquer. Elle s’est butée au refus catégorique de la France qui continue à protéger son protectorat dans la « francommonwealth ». Un seul vote négatif français avait paralysé tout et les décisions sur les sanctions contre le Rwanda n’avaient pas été prises. A ce niveau européen, les décisions sont prises à l’unanimité et non à la majorité des membres.  Les 26 de l’UE ayant voté par l’affirmatif, l’Hexagone a fait le contraire. Dans cet imbroglio, la Belgique n’a pas voulu l’entendre de cette oreille, elle est passée à la vitesse supérieure en annonçant l’annulation de son aide financière au Rwanda. Toute honte bue, le Rwanda est monté au créneau le 18 février 2025 pour déclarer qu’il renonçait à l’aide de la Belgique. Les rapports de force sont tellement clairs qu’inégaux ;  ce sont les rwandais qui ont plus besoin de la Belgique que les belges du Rwanda. Le Royaume Belge est l’ex puissance coloniale et du Rwanda et de la RDC, les deux pays en conflit. Kagame par le biais de son Ministre des Affaires Etrangères Olivier Nduhungirehe, accuse le Ministre Belge des Affaires Etrangères Maxime Prévot  « d’avoir mené une campagne agressive en soutien à la République démocratique du Congo (RDC), et de politiser l’aide au développement. En soutenant la RDC, la Belgique est perçue comme prenant parti dans le conflit. Une situation jugée inacceptable par le Rwanda, qui considère que cette politique de pression pourrait nuire au financement pour le développement »

L’Allemagne, quant à elle, s’était déjà prononcée, par son Ministre du Développement,  en faveur de la RDC, qu’elle annulait « les consultations gouvernementales prévues pour février avec le Rwanda  sur l’aide au développement» après que ce dernier ait procède à la violation de l’intégrité territoriale de la RDC. Berlin a exigé Kigali de retirer sans délai le M23 et son armée de l’Est de la RDC afin d’espérer reprendre les discussions. C’est la première conséquence de l’agression de la RDC par les RDF et leurs supplétifs du M23 et AFC.

                                                           Siège de l’Union Européenne à Bruxelles

Grand soutien du Rwanda, les USA  n’ont pas laissé la Belgique prendre le large dans sa détermination de frapper le Rwanda. Ils ont tapé du poing sur la table en imposant des sanctions ciblées contre les dirigeants rwandais et du M23. Le Trésor américain a donné aussi le ton à son tour en mordant le porte-monnaie de James Kabarebe et Lawrence Kanyuka qui jouent un rôle prépondérant  dans l’establishment et la progression dans l’Est de la RDC du M23 qui bénéficie du soutien rwandais.

James Kabarebe est un ministre rwandais de la Coopération régionale et ancien chef d’état-major général de l’armée congolaise  à l’entrée de l’AfDl sous Laurent Désiré Kabila, avant de rentrer à Kigali et y être nommé Chef d’Etat-Major Général et Ministre de la Défense. C’est lui le promoteur du RCD qui déclencha la guerre le 02 Août 1998 contre la RDC.  Plusieurs rapports ont indiqué que  James Kaberebe est impliqué dans les exploitations illégales des ressources minières de la RDC dans sa partie Orientale.   Quant au porte-parole du M23, Lawrence Kanyuka, il est également le porte-parole de la nouvelle AFC.  Sa participation active dans les relents déstabilisateurs en RDC lui a valu ce gel des avoirs et l’interdiction à ses sociétés de faire du business d’une certaine catégorie. Kanyuka est propriétaire de deux sociétés dont une basée à Londres et l’autre à Paris.  Le Département d’Etat Américain a justifié les sanctions prise par le Trésor Américain par rapport à des milliers de morts civiles et des déplacements forcés de populations. La crainte d’une expansion régionale du conflit a poussé les USA a lancé les premières sanctions pour stopper la folie des conquêtes de villes.

Kagame et le Rwanda ne s’attendaient guère à une telle réaction rapide de la part de son maitre d’antan. Les USA. Les Démocrates partis avec Joe Biden, les Républicains de Trump ne pouvaient pas être trainés dans la boue par le régime de Kagame. Les autorités rwandaises rejetaient l’objectivité des rapports des groupes d’experts des Nations-Unies, chaque fois qu’il leur avait été demande de quitter les territoires qu’ils occupent en RDC depuis plus de 30 ans.

Armée de l’assistance de la Belgique, la RDC a entrepris un lobbying efficacement musclé auprès des décideurs universels. Beaucoup avaient prédit la déroute de la diplomatie congolaise.  La voilà qui a engrangé des résultats probants qui vont devoir permettre le relèvement de nation congolaise.

James Kaberebe
James Kaberebe

A Kinshasa, les échos étaient très favorables. Le peuple a accueilli avec joie les sanctions imposées à ces deux autorités –bourreaux du peuple congolais,  qui sont les vrais leaders du M23 et d’AFC. Pendant longtemps le Rwanda a sabordé les appels au retrait du M23 appuyé par les Rwandan Defense Forces. Ses humeurs réfractaires reflétaient le mépris que le pays affichait contre les Nations-Unies. Kinshasa a fait bouger ses pions pour se retrouver du bon côté de l’histoire pour le relèvement de la population.

La Résolution 2773

Le 21 Février 2025, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, à savoir les USA, la Grande Bretagne, la France, la Chine et la Russie et 10 autres membres siégeant au Conseil pendant deux ans ont unanimement condamne l’offensive des RDF avec ses supplétifs de M23 et AFC. Il s’agit de l’Algérie, du Danemark,  de la Grèce, de la Guyane, du Pakistan, du Panama,  de la République de Corée, de la Sierra Léone, de la Slovénie et de la Somalie. Les efforts combines de tous ces membre ont abouti a l’adoption de la  résolution 2773 ; une telle unanimité a démontré que la question de la paix dans le monde est un dogme. L’apport des A3 +1 (Algérie, Sierra Leone et Somalie) a été déterminant ; sans cet apport la résolution n’aurait pu être adoptée par consensus. Tous les membres du Conseil sont allés dans le sens que leur interpellait le devoir d’assurer la sécurité et la paix dans le monde. La réticence de la France a été détruite par les arguments d’un lobbying d’aplomb porté par certains membres du conseil en faveur de la RDC. Devant cet ouragan des votes positifs en cascade, la France n’eut de choix que celui de rejoindre les autres membres. C’est la France qui a été chargée de la rédaction de la résolution dont les congolais sont fiers.

La Résolution exige le retrait immédiat du M23 et AFC soutenus par l’armée rwandaise de toutes les villes et provinces occupées dans l’immédiat. Le texte exige la cessation des hostilités et invite toutes les parties à conclure un cessez-le-feu. Cette Résolution 2773 (2025) par le Conseil de Sécurité a décidé que Goma et Bukavu et toutes les zones contrôlées soient libérés. Le démantèlement dans leur intégralité des administrations parallèles illégitimes mises en place sur le territoire de la RDC doit également suivre. Il demande à la Force de défense rwandaise de cesser de soutenir le M23 et de se retirer immédiatement du territoire de la RDC, sans conditions préalables. Le Conseil demande aux organisations régionales SADC et AEC de déployer des efforts pour la cessation des combats. Il leur demande de collaborer avec la MONUSCO concernant l’application du cessez-le-feu. Le dialogue entre la RDC et le Rwanda devrait continuer en conformité avec le plan établi ; il exige l’éradication des forces déstabilisatrices – les FDLR dans cette région des Grands-Lacs.

La délégation rwandaise présente au Conseil avait repris son refrain mignon que la RDC « doit être tenue responsable pour avoir soutenu les FDLR et fait de cette milice génocidaire un allié de ses propres forces ». Elle enrichissait par la suite sa thèse selon laquelle « les doléances légitimes des Congolais parlant le kinyarwanda doivent être prises en compte car elles sont la cause profonde de l’existence du M23 ». Une note satisfaisante a été que le Rwanda ait réaffirmé son attachement aux processus de Luanda et de Nairobi. 

Ici le moment est venu d’interpeller la conscience collective en RDC ; c’est déplorable que les congolais se soient livrés à la vandalisassions des ambassades et d’autres représentations diplomations à Kinshasa, sous prétexte que les pays représentés, sont de mèche avec le Rwanda. L’adoption de la résolution 2773 est une preuve suffisante que ce sont les étrangers qui se sont battus pour la cause congolaise et non le contraire ; les mêmes étrangers qui furent hier objets de manifestations anti occidentales. Le peuple congolais s’est fait remarquer dans les inutilités tels que la corruption, la trahison, la haine, le clanisme ou le tribalisme. Il n’a jamais pensé à son propre avenir, laissant les autres le faire à sa place. Le silence de cathédrale observé dans la classe politique, surtout dans l’Union Sacrée, présagerait la lutte pour le repositionnement. Certains commençaient à colmater les brèches en se dissociant du  régime actuel  pour se faire « alliés » des nouveaux pouvoirs incarnés par Nangaa quand il prendra le pouvoir en tant que président de la RDC. D’autres, en revanche, monnayaient leur adhésion à l’AFC et M23 pour être en odeur de sainteté avec eux. La mal organisation de l’armée au front aura été une catastrophe nationale, les chefs de régiments et des bataillons prenaient la poudre d’escampette vers des lieux sécurisés, abandonnant les hommes de troupe à leur propre sort. Les généraux dans l’armée  nommés par complaisance pour la plupart, ont failli dans leur mission de sécuriser le pays et de défendre le peuple. Ils ont brillé par une incompétence notoirement détestable ; leur nombre dans une armée vieillissante, ne corrobore nullement avec le degré de bravoure qui s’y trouverait. Le patriotisme et l’unité nationale ne sont que des narratifs vides de nuance. Honte à Vous !