septembre 6, 2026

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La Démise de la CAF au Centre des Intérêts



Si la revanche est un plat qui se mange froid, ce n’est pas un secret de polichinelle que Samoura a juré dans une ferveur silencieuse de venger son renvoi en tant qu’experte de la FIFA en détachement au Siège de la CAF au Caire, lorsque son mandat est arrivé à son terme. Le Comité Exécutif de la CAF a décidé, début février 2020, à l’unanimité de mettre fin au  mandat de six mois de la Secrétaire Générale de la FIFA, Fatma Samoura, nommée pour échanger expériences et compétences et s’impliquer dans le projet de restructuration de la CAF qui se trouverait dans un bourbier.

En tant que «Déléguée Générale de la FIFA pour l’Afrique» du 1er Août 2019 au 31 Janvier 2020, renouvelable avec l’accord conjoint de la CAF et de la FIFA, les prérogatives de Fatma Samoura étaient principalement, de superviser la gestion opérationnelle de la CAF, y compris la gouvernance et les procédures administratives; d’assurer une organisation efficace et professionnelle de toutes les compétitions de la CAF et de soutenir la croissance et le développement du football dans tous les pays et régions de la CAF

 

De plus, la nomination de Fatma se traduisait en un moyen qui permettrait d’entretenir des échanges et communication assidus entre la CAF et la FIFA, établissant ainsi une relation étroite de collaboration  afin d’aider au mieux les Fédérations à atteindre la stabilité, la sérénité, le professionnalisme et le développement efficace du football sur le continent africain où la passion pour le football est si répandue. Elle n’a en aucun cas été autorisée à effectuer  un audit des comptes de la CAF comme pompeusement rapporté dans un article publié en ligne avec fracas le 7 février 2020 et accessible via ce lien : https://fifacolonialism.com/cafpwcauditreport-how-ahmads-inner-circle-binged- sur-24 millions de caf-cash/

 

La Secrétaire Générale de l’instance dirigeante du football mondial, Fatma Samoura, était déjà sur un siège éjectable. L’incompétence et le manque de gestion de la Sénégalaise étaient tellement palpables, comme le rapporte le journal Le Monde du 7 février 2019, suite à un rapport confidentiel sur l’état de son administration de l’organisation mis à disposition en 2018 par le Norvégien Kjetil Siem, l’un des proches du président de la FIFA, Infantino. Plusieurs extraits de ce rapport ont été divulgués dans le cadre de «Football Leaks» et concernaient les fonds alloués aux Fédérations nationales dans le cadre du Programme «FIFA Forward». Selon les informations du journal français, Monsieur Siem a déploré le style de gestion de la Secrétaire Générale Fatma Samoura et l’a fortement critiquée pour son incompétence manifestement notoire. De nombreux collaborateurs au sein de la FIFA pensent encore aujourd’hui qu’Alasdair Bell, l’actuelle Secrétaire Générale Adjointe, responsable de l’administration, est sur le point de la remplacer. Un ancien cadre de la FIFA avait chuchotement révélé: « Je ne serais pas surpris si Infantino voulait se débarrasser de sa Secrétaire Générale. J’ai appris qu’il n’était plus si content d’elle ».

 

La preuve ci-dessus est-elle insuffisante pour qu’Infantino l’envoie auprès de CAF, considérée par lui comme le centre de collecte des déchets pour y recycler Samoura parce qu’elle est africaine? Comme elle a été témoin de la réticence de la CAF à l’’embaucher avec à la clé un poste de responsabilité au sein de l’administration au niveau de la confédération au terme de son mandat, elle est devenue un matou échaudé, prête à lancer des actions revanchardes. Parce qu’une telle aspiration n’a  pu se matérialiser, pour elle c’est une grosse gifle reçue à la figure lui administrée par la CAF pour n’avoir pas poursuivi ou exploré cette avenue. Elle s’est lancée dans un fléau de la vendetta pour tromper de nombreux experts du sport et autorités gouvernementales africaines avec des bourrasques d’affirmations et informations fabriquées, mensongères et sans scrupules pour ternir l’image et les dirigeants de la CAF. Heureusement, la CAF n’est pas la décharge «apocalyptique» de Mbeubeuss, l’une des plus importantes déchetteries d’Afrique, empoisonnant la vie des habitants du Sénégal. Ce cas d’espèce devrait illuminer la CAF à tenir compte de l’expertise et de la consultation locale africaines  si elle devrait à nouveau faire face aux obstacles dans sa gestion et demander conseil pour ce faire.

 

La dissémination des conclusions de Fatma Samoura attendent d’être disponibles  à un public plus large; mais Gianni Infantno, le Président de la FIFA,  a déclaré qu’il avait une feuille de route pour amener le football africain vers de nouveaux sommets, notamment: la construction de stades à la pointe de la technologie dans les pays africains à hauteur de 1 milliard de dollars; la mise en place d’une Super League en Afrique comprenant 20 meilleures équipes; la formation et la professionnalisation de 20 arbitres africains, etc. Il est ahurissant de constater qu’un tel discours aurait émané de Fatma Samoura, déléguée de la FIFA pour l’Afrique, chargée de réfléchir aux résolutions applicables. Pourquoi Infantino est-il intervenu? Les résolutions d’Infantino sont-elles différentes de celles de Samoura? La dignité et l’indépendance de la CAF doivent être la première priorité et elle ne doit nullement être infiltrée par qui que ce soit ou incitée à prêter allégeance à tout individu ou se faire inféodée par quiconque.

 

Il s’agit d’une leçon bien apprise par les dirigeants de la CAF en confiant aveuglément à un administrateur inexpérimenté du football l’avenir du football sur le continent et à brader la CAF. La signature d’un contrat avec la FIFA pour le marketing et Droits TV de matchs des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2022 au Qatar, sous le nez de Fatma Samoura, alors à la CAF, est une duperie horripilante de la part de la CAF orchestrée par la FIFA sans que quelqu’un au sein de l’administration ne bronchât.  Le Maroc, par l’intermédiaire du président de la Fédération Royale de Football Association, Lekjaa, avait dûment indiqué à la CAF qu’il disposait d’un projet de relance pour ressusciter le football africain, notamment les installations, le mentorat et le suivi des jeunes et la gouvernance, compte tenu des 500 millions de jeunes que l’Afrique possède; un berceau de talents ayant besoin d’aide et d’assistance pour exploser. Le Maroc est bien avancé à cet égard; Le Complexe sportif Mohamed VI est mieux équipé que Clairfontaine en France comme l’a souligné un journaliste aguerri Philippe Doucet. Ailleurs au Sénégal, Dakar Sacré-Coeurs, Génération Foot et Diambars sont des académies de football de jeunes performantes, comme l’a révélé Tarik Najem, Secrétaire Général de la Fédération Royale Marocaine de Football Association, et en  établir une jurisprudence.

 

Etait-ce difficile pour les africains de se rendre compte que la rationalisation des objectifs en termes des stabilité et progression des résultats, la disponibilité de la matière première que l’Afrique regorge en termes de réservoir des talents et le système de gouvernance sont autant des piliers, vecteurs de développement du football sur le continent avec une dimension sociale qu’il va falloir creuser? La contemplation d’une tutelle FIFA assurée par Fatma Samoura d’identifier les couacs et maladies ainsi que les failles du football africain dont il n’est un secret pour personne que procéder au diagnostic est inhérent au paléage de déficit, afin de soigner les causes et non les symptômes, et se mettre à rattraper l’avance européenne; fut une monumentale erreur de dérogation des pouvoirs.

 

Il est de notoriété publique que les médias en Afrique n’épargnent pas le leadership de la CAF par de critiques acerbes, sans aucune clémence, mais accuser la hiérarchie de l’institution de détournement de fonds totalisant 24 millions de dollars dans l’entourage immédiat du président Ahmed, sans preuves abondantes, donne lieu à des rumeurs mal fondées et aux supputations malveillantes. Selon des sources, les médias qui ont publié ces allégations sont biberonnés par Fatma Samoura pour inventer des balivernes de mauvais goût. Ils sont payés par elle et travaillent à sa solde, ainsi qu’à celle des autres ennemis de la CAF pour accomplir des sales besognes et discréditer les quatre membres au sein de la Présidence de la CAF mentionnés dans l’article. Depuis l’avènement du blanchiment d’argent pour des missions soi-disant terroristes, des efforts ont été méticuleusement déployés pour limiter les paiements des comptes offshores par un contrôle rigoureux, le wiring y compris. Il est rarement probable de quitter les aéroports du monde entier avec des mallettes lourdement chargées en trésorerie liquide. La traçabilité des fonds et autres produits minéraux est devenue une condition préalable à respecter dans le monde. Comment ont-ils réussi à sortir de l’argent d’Egypte? Les résultats du siphonage des fonds seraient contenus dans le rapport d’audit de PriceWatherhouse & Cooper réalisé l’année dernière en novembre. Comment se retrouvent-ils dans les conclusions de la mission de Fatma Samoura pour être publiés aujourd’hui?

 

A titre illustratif, il est vain de croire à la publication sur fifacolonialism.com que la CAF aurait payé pour le mariage de la fille de Constant Omari, y compris les processions nuptiales et matrimoniales ultérieures, ainsi que le déplacement de certains invités au sein de la CAF. Tout d’abord, le mariage a eu lieu le 16 août 2019, et non en mai 2019, comme reprit sur ce site. Deuxièmement, tout s’est passé à Atlanta (Géorgie – Etats-Unis) et non à Kinshasa, capitale de la RDC, comme faussement rapporté. Selon Afrique sur 7, le président de la RD Congo Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu en mai 2019 le chef de la Confédération africaine de football Ahmad Ahmad ainsi que le légendaire attaquant camerounais Samuel Eto’o lors de la première visite du patron de la Caf dans le pays depuis qu’il a assumé la responsabilité de diriger le football africain. Ahmad et Eto’o ont été rejoints par le vice-président de la Caf, Constant Omari, tous en tant que représentants du continent pour rendre visite au nouveau dirigeant africain. Cela justifie la présence d’Ahmed à l’entrée de l’hôtel Kempiski (Hôtel du Fleuve) à Kinshasa sur une photo qui y est exposée. Si ces deux situations citées dans l’article publié sont fausses, des points d’interrogation demeurent afin d’établir la véracité, l’authenticité et l’objectivité de l’article redigé sans prérequis déontologiques de l’art. Des preuves pour étayer cet argumentaire sont disponibles  sur demande.

 

Sans l’ombre d’un doute, les mains invisibles tirent les ficelles et complotent pour usurper les pouvoirs de la CAF. Elles utilisent des moyens chevaleresques et lancent la quête pour le contrôle du football africain, les Fédérations Africaines et rendre la CAF faible et malléable. Cette institution continentale est un héritage légué à l’Afrique par ses pères fondateurs: l’ingénieur Abdelaziz Abdallah Salem d’Egypte, les soudanais Abdel Rahim Shaddad et le Dr Abdel Halim Mohamed Abdel Halim ainsi que Ydnekatchew Tessema d’Ethiopie. La leçon apprise par la CAF pour avoir permis que la confédération de football continental soit sous la tutelle de la FIFA avec la désignation de Fatma en dehors du cercle restreint de la CAF et de l’Afrique,  est un signal d’alarme. Son leadership préservera l’histoire remarquable des précurseurs qui est liée à la décolonisation et à la bataille pour le respect et les opportunités du football africain face à une FIFA eurocentrique et ses marionnettes. La non conservation des acquis de la CAF entraînera la renonciation à l’indépendance de la confédération. Il est grand temps que les dirigeants soient convenablement armés pour se jeter dans une bataille qui fait rage et préserver le patrimoine.