septembre 6, 2026

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Ici pour vous!

RDC- Partis politiques ou Cultes méssianiques des leaders?

Tous nos partis politiques font des cultes méssianiques à leurs leaders. Concept mal copié de la colonisation, mauvaise comprehension de l’idée de depart, c’est-à-dire, juste à l’accession du pays à l’indépendance?  On en sait pas trop, mais en République Démocratique du Congo, le sens et la definition d’un parti politique est tout autre que celle trouvée dans le dictionnaire Larousse ou Robert, et pire encore, sa mise en application sur le terrain laisse vraiment à desirer.

Remontons un peu le temps jusqu’ aux années 1959-1960, années aux alentours de l’indépendance du Congo. Beaucoup des partis politiques de cette époque voguaient avec une coloration tribal et regionaliste, tel l’ABAKO de Joseph KASA-VUBU ou encore la CONAKAT de Moise TSHOMBE.  Et en plus de cela, un esprit rébèle animait déjà quelques politiciens de l’époque. C’est ainsi que l’on verra Bolikango et Nendaka se retirer du MNC de Patrice Emery LUMUMBA pour créer leurs propres partis à l’occurrence le MNC Nendaka et le MNC Bolikango. L’avidité du pouvoir prenait déjà le dessus sur le sens du devoir et du service rendu à la nation. La RDC est le premier pays au monde où l’on va en politique pour s’enrichir alors que partout ailleurs on le fait pour server le people.

La creation du MPR “Mouvement Populaire de la Révolution” ou “Mobutu Président de la République” en 1967 sera le pic de cette mode de parti politique méssianique où l’on rend un culte aveugle à un individu. Mobutu capitalisera la mauvaise mentalité du Parti-Etat imposant à toute la population une prise en hôtage pour l’ovationner et lui faire un culte digne d’un potentat à l’instar de Staline, Adolf Hitler, El Duce Mussolini ou encore Alexandre Le Grand. Cette mentalité de” l’homme du 24 Novembre” ne s’en est pas allée avec lui un certain 17 mai 1997car aujourd’hui encore, 14 années après son depart, les partis politiques en RDC ovationnent, adulent et divinisent leurs leaders comme à l’époque de Sese Seko. Les 32 ans, je dirai plutôt, les 37 ans de cauchemar avec ce dernier ne nous ont rien enseigné.  O tempora O mores! Naifs l’étaient nos pères, aveugles, nous le sommes aujourd’hui!!!

En France, François Mitterand est mort mais la Gauche est restée intact, Jacques Chirac n’est plus sur la scène politique mais le Droite est toujours active. Aux Etats-Unis, Ronald Reagan est à 6 mètres sous terremais les Républicains continuent la course au pouvoir; Bill Clinton ne fait plus l’actualité mais les Démocratiques sont de retour au pouvoir avec sa femme comme vice-présidente et Barak Obama au pouvoir.

Passons maintenant un petit instant dans les suppositions; imaginons une mort subite des leaders politiques Joseph Kabila Kabange, Etienne tshisekedi, Vital Kamerhe ou encore Honoré Ngbanda. Je donne ma main à couper que ni le PPRD, ni L’UDPS, ni l’UNC et encore moins l’APARECO ne subsistera longtemps après le depart soudain du leader. Les partis politiques de chez nous mettent beaucoup de leur accent sur la personne morale emblématique du parti” Leader” au lieu d’asseoir sa foundation sur les ideologies et principes à passer de generation à generation pour l’intérêt du people congolais et de la nation toute entière.

En Afrique du Sud où Nous vivons, les remus ménages dans les sillages politiques de l’ANC se resolvent sans cission ni grand depart d’un leader qui emmene avec lui 40% de l’effectif du parti.  Nelson Mandela, Walter Sisulu, Thabo Mbeki ont eu à faire leur temps; Jacob Zuma fait le sien en ce moment, il passera aussi mais l’ANC continuera son bonhomme de chemin. Et cela depuis 1908.

Pour l’évolution et la croissance et la maturité de la vie politique de notre nation, évitons de créer des partis qui disparaitront le jour de la mort du leader ou encore qui  n’existent que pour enrichir l’élite au détruiment et à l’appauvrissement du peuple.