septembre 6, 2026

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Nicolas Sarkozy veut durcir la loi contre les Français d’origine étrangère

Le président Nicolas

Sarkozy a menacé vendredi de déchoir de la nationalité française toute personne d’origine étrangère qui porterait volontairement atteinte à la vie d’un policier ou d’un gendarme.

 

Lors d’un discours à la préfecture de police de l’Isère à l’occasion de l’installation du nouveau préfet, l’ex-policier Eric Le Douaron, il a mis en cause les défaillances du modèle français d’intégration des immigrés.

« Nous subissons les conséquences de 50 années d’immigration insuffisamment régulée », a déclaré le chef de l’Etat, qui y voit les causes de ces défaillances.

Il a annoncé que le gouvernement allait réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française.

« La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique », a-t-il ajouté. « La nationalité française se mérite et il faut pouvoir s’en montrer digne. »

Des policiers grenoblois ont été menacés de mort après une fusillade le 16 juillet dans laquelle un malfaiteur a été abattu après s’être attaqué à un casino de la région.

Pendant trois nuits de suite, des jeunes habitants du quartier de La Villeneuve, d’où était originaire le braqueur, avaient incendié des voitures et tiré à balles réelles sur des
policiers après cet épisode, ce qui a entraîné le limogeage du préfet Albert Dupuy.

Le chef de l’Etat a également souhaité que l’acquisition de la nationalité française pour un mineur délinquant ne soit plus automatique au moment de sa majorité.

Il a par ailleurs annoncé que les peines plancher, jusqu’ici réservées aux multirécidivistes, seraient étendues à partir du 7 septembre à toutes les formes de violences aggravées, notamment contre les personnes dépositaires de l’autorité publique.

Responsabilité pénale des parents

Il a souhaité le développement du champ d’application du bracelet électronique pour mieux contrôler et surveiller les délinquants quand ils ne sont pas en prison.

Nicolas Sarkozy a rappelé qu’il avait demandé à la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie de préparer « sans tabou » une « réforme profonde » du droit pénal applicable aux mineurs.

Le gouvernement prépare déjà un texte qui permettra de mettre la responsabilité des parents en cause.

« Les parents manifestement négligents pourront voir leur responsabilité engagée sur le plan pénal », a précisé le président de la République.

Il également émis le souhait que les droits et les prestations auxquelles ont accès les étrangers en situation irrégulière en France soient réévalués.

« Une situation irrégulière ne peut conférer plus de droits qu’une situation régulière et légale », a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy s’en est pris sans le nommer au député maire socialiste de Grenoble, Michel Destot, qui réclame un « Grenelle de la sécurité » pour réfléchir au niveau national aux nouvelles formes de délinquance et aux réponses à leur apporter.

« Il ne peut pas y avoir de naïveté et d’angélisme en la matière », a-t-il déclaré.

Le député-maire socialiste de Grenoble, Michel Destot, avait estimé auparavant que les pouvoirs publics n’avaient pas à « faire la guerre à qui que ce soit » mais à « faire la paix »
sociale pour donner la preuve de leur efficacité.

Lors du conseil des ministres du 21 juillet, Nicolas Sarkozy avait redit que le gouvernement entendait mener « une lutte implacable contre la criminalité ».

« C’est une véritable guerre que nous allons livrer aux trafiquants et aux délinquants », avait-il dit.

Nicolas Sarkozy était arrivé vendredi en fin de matinée à Grenoble où il a d’abord passé près d’une heure et demie à l’Hôtel de Police avec les policiers et leurs représentants syndicaux.

Source 

France24.com