mai 30, 2026

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Retour vers le Futur : Les Prestations de la RDC en Phases Finales de la CAN (suite et fin)

 Cameroun 2022 pour la 33ème Edition de la Coupe d’Afrique des Nations

A cette CAN très particulière, les Léopards de la RDC étaient aux abonnés absents pour avoir raté la qualification. Dans un groupe relativement à sa portée, personne ne put supporter la vue du résultat final en éliminatoires. La RDC s’était fait piéger  par les Panthères du Gabon même dans l’enceinte des Martyrs. Les Palancas Negra d’Angola ayant aussi donné du fil à retordre aux Léopards, sans en dire plus sur les Gambiens qui les avaient fait voir de toutes les couleurs. La Gambie atteignait la phase finale de la CAN pour la première fois dans son histoire au Cameroun.  

La première particularité de cette phase finale réside dans son ajournement ; initialement prévue en 2021, la compétition avait été repoussée à l’année paire à cause de la pandémie de Covid 19. Partout au monde, les majeures compétitions sportives avaient été repoussées ou ajournées, certaines sine die.  Le remplacement de Florent Ibenge par Christian N’sengi, en tant qu’intérimaire, à la tête des Léopards, n’avait pas fait beaucoup d’émules parmi les adeptes du ballon rond. Ce remue-ménage était une deuxième particularité qui cassait le rythme de la constance et de la consistance qui avaient prévalu dans la tanière des Léopards pendant 5 ans. Très loquace lors de son premier tête – à – tête avec des propos creux face aux medias, N’sengi avait sévèrement critiqué son prédécesseur de n’avoir rien laissé, même pas un échafaudage au niveau de l’équipe nationale. L’amnésie sélective et l’Alzheimer sont ces causes de non imputabilité qui empêchaient Christian N’sengi d’être poursuivi. Heureusement que la jalousie n’a jamais été érigée en infraction punissable dans le code pénal congolais, parce que c’est ce de cela qu’il s’agissait. N’sengi entretenait une certaine rancœur à l’égard de son compatriote, Florent Ibenge, nonobstant le sourire narquois qui lui faisait à chacune de leurs rencontres tant en privé qu’en officiel.  

Or, Florent est parmi les 3 meilleurs entraineurs que la nation a connus à ce jour, après Vidinic et Watunda (en attendant Sébastien Desabres). Le pedigree de l’entraineur d’Azam FC en Tanzanie est tellement bien étoffé qu’on y trouverait rarement des déchets qui fassent tache dans son curriculum. Sous sa houlette, non seulement il a hissé l’équipe nationale à la 3me place du podium à la phase finale de la CAN 2015, il a raté de justesse le rendez-vous du mondial russe de 2018. Il a réussi à faire de la RDC la 3me nation de football en Afrique et parmi les meilleures 50 nations du football au monde au classement FIFA. Ibenge, avait remporté le CHAN en 2016 au Rwanda avec un Meshack qui se révéla à la face du monde dans une forme étincelante.

Christian N’sengi ne fit long feu chez les fauves congolais ; il fut rapidement demis de ses fonctions pour mauvais résultats – à la comptabilité de son mentorat au chevet des Léopards, Christian N’sengi a enregistré 0 victoires, mais 5 matchs nuls et 2 défaites. 10 buts encaissés contre 5 buts marqués.

En mai 2021, le pays jeta son dévolu sur Hector Cuper. Le coach argentin est crédité des performances du club de la Liga (Première Divion) en Espagne, Valencia, qui l’avait amené en deux finales de la Champions League UEFA, en 2000 et 2001 contre le Real Madrid et le Bayern Munich du ghanéen Osei Kuffour. C’est ce passé glorieux qui a pesé dans la balance pour être nommé entraineur de l’Inter de Milan à Josep Meazza  – San Siro où il coacha  des stars  à l’instar de  de Christian Veri,  Ronaldo Nazário,  Mohamed Kallon, Alvaro Recoba, Clarence Seedorf, Zaneti, Esteban Cambiasso, Marco Materazzi, Giuseppe Bergomi… Il avait conduit l’Inter Milan à deux demies-finales de la Ligue des Champions UEFA entre 2001 et 2003. Une carte de visite très alléchante qui ne laissa les autorités de la RDC indifférentes. Un seul bémol, Hector ne parle pas Français – il avait constamment besoin d’un interprète pour transposer en Français son espagnol. Premier exercice sur le continent, ce fut contre la Tunisie ; une rencontre qui s’est soldée par un nul d’un but partout.  Cuper s’était vite rendu compte de l’environnement africain était loin d’être un long fleuve tranquille. Il dénonça les méandres qui rendirent sa mission difficile chez les Léopards, même si certains pensaient qu’il cherchait les brebis galeuses pour justifier ses déboires. En 12 matchs, Hector Cuper en a gagnés 3 et perdus 4 pour 5 nuls.

Le 5 juillet 2022, l’Argentin Hector Cuper a été remercié par la fédération congolaise de football. Cette dernière avait indiqué par ailleurs que le technicien a facilité la tâche pour cette séparation en acceptant de recevoir à la baisse ses indemnités de départ. La période allait de la démission de Florent Ibenge au départ de Cuper, était tellement épouvantable qu’elle avait abouti à la démission du président de la FECOFA, Monsieur Constant Omari. Ce dernier perdait également ses deux postes importants au niveau de la CAF comme 1er vice-président et à celui de la FIFA comme Membre Exécutif. L’interpellation du président de la CAF d’antan, Ahmad Ahmad par la police française et celle de Monsieur Constant Omari (pas d’arrestation) par le parquet congolais de Matete jetaient l’effroi sur le cours des évènements sportifs en Afrique et en RDC. C’est dans ce tohu-bohu que l’arrivée du nouveau président de la CAF, le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe – propriétaire de Sundowns FC en PSL – Premier Soccer League, était fortement soutenue par le président de la FIFA, Gioanni Infantino, qui ne voulait plus du malgache qu’il avait soutenu auparavant pour se débarrasser d’Issa Hayatou. Il trouvait en ce vieux loup camerounais, un adversaire farouche qui causera supposément des torts à sa présidence à  la FIFA. Issa connaissait bien la marmite FIFA pour avoir été dans le cercle fermé de Sepp Blatter, président de la FIFA depuis 1998. Aussi, il avait été Président de la FIFA par intérim à la suite de la démission de son ami Blatter quand l’affaire de corruption à la FIFA éclata au grand jour en 2015.  L’italo-suisse, Gianni, usa de son influence pour faire de Monsieur Veron Mosengwo, son ami, le Secrétaire Général de la CAF. Adieu le régime d’Ahmad Ahmad mais à la FECOFA, les choses vont du mal en pis – que des Comités de Normalisations dont les mandats n’arrivent jamais à échéance. A quand l’élection de la nouvelle équipe à la tête de la FECOFA ? La question restera posée, toujours !

Côte d’Ivoire 2024 pour la 34ème Edition de la Coupe d’Afrique des Nations

En mars 2022, Hector Cuper a amené la RDC jusqu’au dernier tour des qualifications pour la Coupe du Monde 2022. Après un match nul  d’un but partout à domicile face au Maroc, elle s’était inclinée lourdement au match retour 1-4 à Casablanca, mettant ainsi fin à ses espoirs de qualification pour la coupe du monde qatarie. Après la non qualification à la CAN au Cameroun en 2022 et l’échec lors des barrages pour le Mondial, les autorités de la RDC avaient envie de recruter un entraineur d’un haut calibre. Les échecs successifs de Christian N’sengi et d’Hector Cuper les avaient obligées de jeter bien loin le filet pour attraper le meilleur « capitaine ». L’appel à candidatures lancé, plus de 30 demandeurs postulèrent, parmi lesquels le français Sébastien Desabre. Ayant entrainé ASEC Mimosa 2012-2013, Cotonsport Garoua 2012-2013, Espérance de Tunis 2013-2014, Clube Recreativo Desportivo Libolo (Angola) en 2025, Desabre  a fait une purge sur le banc JS Saoura en Algérie, avant de traverser la frontière pour se retrouver sur le banc de Wydad Athlétique Casablanca  2016 – 2017. Puis vinrent Ismailly SC en 2017, l’équipe nationale de l’Ouganda 2017-2019, Pyramids FC d’Egypte en 2019. Il repartira chez Wydad  en 2020 avant de retourner en France pour s’occuper du Chamois Niortais la même année. Apres deux matchs du championnat avec les niortais, le voilà coacher les Léopards de la RDC deux ans plus tard. Le natif de Valence était plus connu en RDC pour avoir battu les Léopards lors de la CAN 2019 en Egypte, en tant qu’entraineur des Cranes (kreuns) ougandais. Un affront qui passait mal pour la RDC d’avoir été défaite par un petit poucet de la taille de l’Ouganda à un rendez-vous sportif de haute envergure.  Desabre avait les faveurs de pronostics. Le scénario ressemblait verbatim à celui vécu pendant le règne du Maréchal Mobutu. Ayant appris que le yougoslave Vidinic avait qualifié le Maroc pour sa première Coupe du Monde en 1970 au Mexique, il se lança à la poursuite de Vidinic pour le convaincre à coacher les Léopards. Pari gagné car en 1974 en Egypte, la RDC (ex Zaïre) remportait son 2ème trophée continental face à la Zambie de feu Chitalu. Cette victoire servait d’une qualification automatique à la coupe du monde de 1974 en Allemagne de l’Ouest à la quelle participa le Zaïre en tant premier pays de l’Afrique Sub-saharienne. La suite est sans appel… Hélas !

C’était en août 2022 que Sébastien Desabre mettait l’encre au bas de la page par une plume pour sceller son engagement comme nouvel entraineur des Léopards pour 3 ans. Successeur d’Hector Cuper, Sébastien Desabre avait une mission – double qualification de la RDC à la phase finale de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire et à la coupe du monde 20226 au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada pour enfin asseoir l’élan du renouveau dans le football congolais.

Le 24 mars 2023, Desabre débutait son nouvel emploi avec une victoire  3-1 contre les mourabitounes de la Mauritanie au Stade TP Mazembe de Kamalondo à Lubumbashi, lors de la 3ème journée des éliminatoires CAN Côte d’Ivoire 2023. Déjà, les Léopards d’Hector Cuper avaient perdu leurs deux premières rencontres dans ces éliminatoires. 0-1 contre le Gabon au Stade des Martyrs et 1-2 contre le Soudan. Il fallut un Desabres pour renflouer le bateau congolais qui peinait à battre pavillon ivoirien. A l’issue de ces éliminatoires. La RDC était première du groupe  avec 12 points pour 4 victoires, 2 défaites, aucun nul.  Elle devançait la Mauritanie, le Gabon battu 0-2 à domicile avec un nouveau gardien qui livra une performance 5 Etoiles, Mpasi, et le Soudan.  Côte d’Ivoire, voici les Léopards !

A cause de la CAN au Cameroun qui eut lieu en 2022 au lieu de 2021, les échéances étaient trop serrées pour organiser la prochaine édition en 2023. Ainsi, la CAF avait jugé opportun de repousser la CAN ivoirienne pour janvier 2024. A cette phase finale, la RDC se retrouvait en Groupe F avec le Maroc,  la Tanzanie et la Zambie.

Au Stade Laurent Pokou de San Pedro, les Léopards ouvraient les adversités contre la Zambie. L’ouverture du score par Kangwa de la Zambie avait été rattrapée par le but de Bakambu pour remettre les pendules à l’heure, 4 minutes plus tard. 1 but partout était le score de la rencontre. Un autre match nul très surprenant sanctionnait le match entre le Maroc et la RDC. Si Achraf Hakimi  avait ouvert la marque à la 6ème  minute pour le Maroc, il avait fallu attendre la 78ème  minute pour que Silas Katompa Mvumpa égalisât. Un match nul qui avait été considéré telle une défaite par les marocains vu de l’ossature de leur équipe truffée des stars de renommée internationale.  Le fait que le Maroc ait atteint les demies finales  à la coupe du monde au Qatar n’a pas rendu les Léopards frivoles.  C’était au Stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo que les Léopards de la RDC enregistraient un autre nul, cette fois-ci, un match nul et vierge contre  les Taifa Stars de la Tanzanie.  Deuxième au classement du Groupe F après le Maroc avec 3 points en 3 matchs pour 3   nuls, 0 victoire et 0 défaite. Etonnamment la RDC est championne des matchs nuls en phases finales des CAN. En 2013 en Afrique du Sud, sous la houlette de Claude Leroy,  tous les matchs de groupe avaient connu de nul comme score final, avec ou sans but, mais l’équipe avait été éliminée. En 2015 en Guinée-Equatoriale, même scenario. Avec Florent Ibenge, les Léopards s’étaient qualifiés pour la suite de la compétition. 9 ans plus tard, le récital ne connut de fin – Sébastien Desabre réitérait ce  cheminent.

En 1/8 de finale, les Léopards croisaient le chemin du sextuple champion d’Afrique, l’Egypte le 28 janvier 2024 au Stade Laurent Pokou à San Pedro. Les Pharaons étaient orphelins de leur attaquant vedette Mohamed Salah blessé – il n’a pas encore connu de réussite en Coupe d’Afrique des Nations avec l’Egypte.  Leur  gardien titulaire et portier d’Al Ahly, Mohamed El- Shenawy, avait été déclaré indisponible pour le reste du tournoi. Ce sont des Pharaons qui ne se présentaient pas sous leur meilleur jour. Une aubaine pour les Léopards qui allaient tenter d’en profiter.  Les premières 15 minutes ont vu les Léopards subir la loi des Pharaons avant d’imposer leur attribut physique dans les débats. Ils parvinrent à amorcer des incursions dans la surface égyptienne, mais ils péchaient par leurs imprécisions.  Sur une touche rapidement jouée par Masuaku, Johan Wisa partit seul au but. Son centre avait été contré mais à la reprise, se trouvait Meshack Elia qui concluait l’action à la 37ème minute, 1-0 pour les Léopards.  L’euphorie n’avait pas assez duré quand l’arbitre fut alerté à la suite d’une  offensive égyptienne. Après avoir consulté la VAR (Video Assistance Referee), il était évident, d’après l’arbitre, que le défenseur axial congolais, Batubinsika avait bien mis son bras sur la tempe d’Hegazy dans un duel aérien – penalty pour l’Egypte. Mostafa Mohamed le convertissait pour l’égalisation. 1-1 fut le score à la mi-temps et à la fin du temps réglementaire. Les prolongations furent stériles, occasionnant  ainsi les tirs au but.  Les égyptiens Mohamed et le gardien Gabaski avaient raté leurs tirs pendant que seul Masuaku n’avait pas réussi le sien, côté congolais. Le gardien congolais qui évoluait à Rodez en deuxième division française à l’époque, était parmi les tireurs congolais et il n’avait pas déçu contrairement à son alter ego, Gabaski d’Egypte. La RDC de Sébastien Desabre délivrait tout un peuple en éliminant l’Egypte à ce state de la compétition. La liesse populaire qui se transforme en tourbillon tel un tsunami, témoignait de l’importance de cette victoire. A Kinshasa, les congolais longèrent les principales artères de la capitale vers la Cité de l’Union Africaine, la résidence officielle du Chef de l’Etat pour lui exprimer leur gratitude.

La qualification pour les quarts de finale a la CAN est une immense réalisation, elle ne signifiait pas prendre le reste de la compétition à la légère. 5 matchs sans une seule victoire mais des matchs nuls – incroyable prestation ! Au Stade Alassane Ouattara d’Abidjan, la RDC rencontrait la guinée en quarts de finale. Entre ces deux équipes inattendues à ce stade de la compétition, les débats sont partis fort avec une percée de Morgan Guilavogui dès le coup d’envoi. Le guinéen avait été stoppé de justesse devant la cage congolaise et Mbemba a touché le ballon de la main mais dans un geste naturel et le bras collé au corps. Le Marseillais d’alors n’avait pas été sanctionné. A la 20ème minute, Mbemba etait resté maladroit ou vigoureux en défense ; il avait fini par  concéder un penalty pour une poussette sur Mohamed Bayo qui s’était fait justice en ouvrant la marque. Plus entreprenante, la RDC avait vite répondu à la 27ème minute sur corner.  Mbemba marquait pour l’égalisation et remettait les siens sur la bonne voie tout en se rachetant. 

A la reprise, les joueurs de Sébastien Desabre et ceux de Kaba Diawara se voulurent plus mordants. Les deux sélectionneurs avaient joué leur rôle car la rencontre  basculé juste après l’heure de jeu. Le remplaçant guinéen Facinet Conte négociait mal une belle situation dans la surface adverse avec une passe loupée pour son coéquipier Bayo qui put se retrouver seul face au but vide à la 61ème minute. Dans la foulée, Silas Katompa, qui venait de pénétrer sur la pelouse, était allé provoquer une faute dans la zone de vérité – la sentence est cruelle : penalty.  Johan Wissa se chargea de l’exécution pour donner l’avantage aux congolais – on jouait la 66ème minute. A 2-1 pour la RDC, le Syli national tergiversait. A la 82ème minute les Léopards firent le break en fin de match quand le latéral gauche de West Ham Arthur Masuaku avait surpris son monde et surtout le gardien guinéen sur un coup franc excentré côté gauche et frappé directement dans les filets pour le 3ème but congolais. Après trois matchs nuls en phase de groupe puis une qualification aux tirs au but contre l’Egypte en 1/8 de finale, la RDC s’offrait enfin une première belle victoire. Avec ce succès de 3-1, la RDC était au rendez-vous du dernier carré de la CAN.

Le 07 février 2024, en demi-finale, le pays hôte, la Côte d’Ivoire était l’adversaire de la RDC.  Les pachydermes de la Cote d’Ivoire étaient blessés dans leur for intérieur, tant qu’ils étaient mathématiquement élimines de la compétition que leur pays avait organisée. Une fois de plus, le système du passage de 16 à 24 pays qualifiés pour la phase finale de la CAN était salvateur.  Etrillée  par la guinée Equatoriale sur un score fleuve 4-0 lors de la dernière journée en phase des groupes, la Côte d’Ivoire limogeait l’entraineur  Jean Louis Gasset après cette défaite humiliante. Gasset avait été remplacé par son adjoint en pleine CAN, l’ancien international Emerse Faeé, assisté de son ancien coéquipier chez les Eléphants, Guy Demel. La sélection ivoirienne se qualifia de justesse en tant que l’un des meilleurs 3èmes. Ce fut le renouveau car les Eléphants avaient réussi à renverser la tendance de la manière la plus spectaculaire.  Ayant éliminé le tenant du titre, le Sénégal aux tirs au but, le stade Alassane Ouattara d’Abidjan était le théâtre des échauffourées que le pays hôte allait livrer contre la RDC pour une place en finale. La rencontre fut tellement âpre qu’il y eut peu d’occasions nettes de but pendant toute la première moitié du match, en dépit de quelques soubresauts offensifs taciturnes ici et là. A  25 minutes de la fin du temps réglementaire, L’attaquant du Borussia Dortmund Sébastien Haller  reprenait victorieusement de volée un centre de l’inoxydable Max-Alain Gradel, pour l’ouverture de la marque, et ce fut le score final de la rencontre. La RDC échouait une fois de plus d’atteindre la finale, la Côte d’Ivoire s’étant qualifiée pour la finale. Un succès qui marquait la cinquième finale de CAN pour la Côte d’Ivoire. La RDC, quant à elle, devait se contenter du match pour la troisième place.

La finale des perdants, soit la petite finale entre l’Afrique du Sud et la RDC s’est déroulée le 10 février 2024 au stade Houphouët Boigny d’Abidjan. Malgré plusieurs occasions franches, notamment pour Simon Banza, Silas, Chancel Mbemba et Fiston Mayele, la RDC n’avait pas réussi à concrétiser ses actions durant le temps réglementaire. Le match s’étant terminé sur un score nul et vierge, l’issue allait être connue âpres la séance des tirs au but. Le gardien sud-africain Ronwen Williams s’était une nouvelle fois illustré en arrêtant deux tirs au but, ceux de Chancel Mbemba et de Meschack Elia, offrant ainsi la victoire aux Bafana Bafana. La RSA décrochait la troisième place de la Coupe d’Afrique des nations en battant la République Démocratique du Congo aux tirs au but 6-5. Avec cette performance, l’Afrique du Sud montait sur le podium de la CAN pour la première fois depuis 2000, tandis que la RDC terminait la CAN à la quatrième place. Incroyablement, on retiendra de la RDC qu’elle n’a enregistré qu’une seule victoire durant sa campagne – celle contre le Syli national de Kaba Diawara en ¼ de finale (3-1). Déjà, en 2015 a la CAN Equato-Guinéenne, elle terminait 3ème après avoir connu une seule vraie victoire – encore en ¼ de finale contre son voisin du Pool Malebo, le Congo- Brazzaville. La similarité des circonstances d’atteinte du dernier carré en CAN à deux reprises, illustre le destin commun que partageraient Florent Ibenge et Sébastien Desabre.

En attendant la prochaine CAN – Maroc 2025, merci d’avoir répondu présents pour accompagner ensemble le récit relatif au parcours de la République Démocratique du Congo en phases finales, sous toutes ses appellations, en tant que pays.

Dans l’Esperance hardie que les générations à venir s’attèleront à perpétuer l’histoire de la sélection pour le reste de ce 2ème millénaire et au-delà !