{"id":648,"date":"2014-12-08T11:36:56","date_gmt":"2014-12-08T11:36:56","guid":{"rendered":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/2014\/12\/08\/rdc-le-m23-veut-amener-larmageddon-en-republique-democratique-du-congo-inbox\/"},"modified":"2014-12-08T11:36:56","modified_gmt":"2014-12-08T11:36:56","slug":"rdc-le-m23-veut-amener-larmageddon-en-republique-democratique-du-congo-inbox","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/rdc-le-m23-veut-amener-larmageddon-en-republique-democratique-du-congo-inbox\/","title":{"rendered":"RDC :Le M23 veut amener l&rsquo;armageddon en Republique Democratique du Congo Inbox"},"content":{"rendered":"<p class=\"spip\"><img loading=\"lazy\" class=\"imagecache imagecache-article_v2\" src=\"http:\/\/www.slateafrique.com\/sites\/default\/files\/imagecache\/article_v2\/2012-07-16_1304\/m23.jpg\" border=\"0\" alt=\"Un rebelle du M23 charge un mortier, dans le Nord-Kivu, RDc, 12 juillet 2012. REUTERS\/James Akena\" width=\"460\" height=\"253\" \/><\/p>\n<p>En R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, l&rsquo;agenda politique est de  souhaiter une bonne fin d&rsquo;ann\u00e9e 2014. Ce souhait ne d\u00e9pend que de la fin  du conflit dans l&rsquo;est du pays. Des combats majeurs ont lieu entre les  forces loyales au gouvernement \u00e0 Kinshasa et les rebelles tutsis du M23.  AMAGEP enqu\u00eate sur les \u00e9v\u00e9nements dans l&rsquo;est de la RDC avec une analyse  proche de la v\u00e9rit\u00e9 et des faits.<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les rebelles du M23, \u00e9galement connus sous le nom d&rsquo;Arm\u00e9e de la  r\u00e9volution congolaise, sont des forces constitu\u00e9es de Tutsis originaires  du Rwanda. Ils op\u00e8rent dans l&rsquo;est de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du  Congo. Ce groupe rebelle a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 d\u00e9but 2012 sous le soutien du  gouvernement rwandais. Le groupe est nomm\u00e9 en r\u00e9f\u00e9rence au 23 mars, date  de la signature d&rsquo;un accord de paix de 2009 entre le gouvernement  congolais et les transfuges de l&rsquo;arm\u00e9e, principalement des Tutsis, qui  revendiquent le pouvoir en RDC.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Un rapport d&rsquo;experts de l&rsquo;ONU a \u00e9tabli  que le groupe \u00e9tait soutenu par Paul Kagame, pr\u00e9sident du Rwanda. Le  gouvernement rwandais fournit du mat\u00e9riel, du mat\u00e9riel militaire, de la  formation, des renseignements, des vivres, des fournitures m\u00e9dicales et  des conseils sp\u00e9ciaux au groupe rebelle.<\/p>\n<p>L&rsquo;ensemble des membres  de l&rsquo;ethnie des combattants du M23 \u00e9taient autrefois fid\u00e8les au CNDP,  qui repr\u00e9sentait le Congr\u00e8s national pour la d\u00e9fense du peuple. Le CNDP  s&rsquo;est assimil\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e nationale du Congo dans un accord de paix de  2009. Le CNDP lui-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;un dissident du RCD-Goma  qui avait tenu sa branche militaire \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart de l&rsquo;accord de Lusaka  entre le gouvernement congolais et les groupes rebelles de 2004. Les  soldats du M23 sont fid\u00e8les au colonel Bosco Ntaganda, chef de guerre  recherch\u00e9 par la Cour p\u00e9nale internationale crimes de guerre pr\u00e9sum\u00e9s.  Ces rebelles tutsis ont quitt\u00e9<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>l&rsquo;arm\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re congolaise quelques mois apr\u00e8s leur insertion dans  le plan gouvernemental. Ils se sont plaints de leur traitement au sein  des rangs, alors que le pr\u00e9sident congolais Joseph Kabila avait menac\u00e9  d&rsquo;arr\u00eater Ntaganda.<\/p>\n<p>Selon le rapport de l&rsquo;ONU, il semblerait que  les rebelles obtiennent une aide ext\u00e9rieure. Ce rapport d&rsquo;experts cite  le Rwanda et l&rsquo;Ouganda comme bailleurs de fonds directs du M23. Les deux  pays nient cela. Le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 des Nations Unies envisage des  sanctions pour les dirigeants du M23. Les sanctions devraient \u00e9galement  \u00eatre \u00e9tendues aux principaux acteurs politiques et militaires de la  r\u00e9gion. Mais le gouvernement congolais ne veut pas nommer publiquement  le Rwanda et l&rsquo;Ouganda en tant que partisans du M23.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les analystes  estiment que la complicit\u00e9 entre Kabila, Museveni et Kagame est au c\u0153ur  de la trag\u00e9die dans le pays. L&rsquo;ONU a demand\u00e9 la fin de tout soutien  ext\u00e9rieur au groupe. La r\u00e9alit\u00e9 est que les pays du M23 occupent des  territoires riches en minerais tels que l\u2019\u00e9tain, l\u2019or, le tungst\u00e8ne et  le coltan. Ce sont des min\u00e9raux tr\u00e8s demand\u00e9s par l\u2019industrie  technologique et les bijoux. G\u00e9n\u00e9ralement, ils sont utilis\u00e9s dans la  fabrication d\u2019ordinateurs portables et de t\u00e9l\u00e9phones portables.  Certaines personnes accusent les soci\u00e9t\u00e9s multinationales d&rsquo;utiliser le  conflit dans l&rsquo;est du Congo, o\u00f9 le M23 est pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Actuellement, le  groupe dirig\u00e9 par Sultani Makenga, Bosco Ntanganda, Bertran Bisimwa et  Makenga. Le 13 juillet 2012, la Chambre pr\u00e9liminaire II de la Cour  p\u00e9nale internationale (CPI) a d\u00e9livr\u00e9 un nouveau mandat d&rsquo;arr\u00eat \u00e0  l&rsquo;encontre de Bosco Ntaganda. \u00e0 la suite de la demande pr\u00e9sent\u00e9e le 14  mai 2012 par le Procureur de la CPI. M. Ntaganda est soup\u00e7onn\u00e9 d&rsquo;avoir  commis des crimes de guerre et des crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9 contre la  population congolaise locale en RDC. Ces crimes ont \u00e9t\u00e9 commis entre le  1er septembre 2002 et la fin du mois de septembre 2003. Tous les crimes  ont \u00e9t\u00e9 commis dans la r\u00e9gion du Kivu, o\u00f9 la plupart des \u00e9l\u00e9ments sont  tomb\u00e9s aux mains du M23 en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le  gouvernement congolais n&rsquo;a jamais engag\u00e9 de poursuites p\u00e9nales contre  les dirigeants du M23. Les membres de l&rsquo;opposition congolaise et de la  soci\u00e9t\u00e9 civile consid\u00e8rent que le conflit profite grandement \u00e0 M.  Kabila. La CPI a fond\u00e9 sa d\u00e9cision sur les \u00e9l\u00e9ments de preuve pr\u00e9sent\u00e9s  par le procureur avant le proc\u00e8s, qui estimaient qu&rsquo;il y avait des  motifs raisonnables de croire que Bosco Ntaganda \u00e9tait responsable de  trois chefs de crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9 consistant en un meurtre, un  viol, un esclavage sexuel et une pers\u00e9cution. AMAGEP estime que le M23,  ses dirigeants et le pouvoir r\u00e9gional<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>qui lui apportent un soutien direct devraient \u00eatre tenus pour  responsables de quatre chefs de crimes de guerre comprenant meurtre,  attaques contre la population civile, viols et esclavage sexuel, et  pillages.<\/p>\n<p>Ouvertement ouvertement, le 11 septembre 2012, Human  Rights Watch a accus\u00e9 le Mouvement du 23 mars de viols, d&rsquo;assassinats,  de tortures, d&rsquo;enl\u00e8vements et de recrutement d&rsquo;enfants pour travailler  en tant que soldats. Ces accusations soutiennent le point de vue de  l&rsquo;AMAGEP sur les enqu\u00eates r\u00e9centes montrant le nettoyage ethnique  pratiqu\u00e9 dans l&rsquo;est de la RDC par le groupe rebelle. Cette strat\u00e9gie  vise \u00e0 remplacer la population congolaise par des r\u00e9fugi\u00e9s tutsis de  Tanzanie.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La vision \u00e0 long terme de cette pratique est que les Tutsi  deviennent une population pr\u00e9dominante dans l&rsquo;est du Congo, ce qui  facilitera la cessation du Kivu. Ce plan a de nombreux partisans, tels  que les puissances occidentales, qui estiment que la richesse de la RDC  devrait \u00eatre g\u00e9r\u00e9e conjointement par les puissances r\u00e9gionales. Le  rapport qui a accus\u00e9 le a d\u00e9clar\u00e9 que le M23 laissait derri\u00e8re lui une  horrible s\u00e9rie d&rsquo;atrocit\u00e9s dans l&rsquo;est du Congo. Human Rights Watch a  d\u00e9clar\u00e9 que le M23 avait ex\u00e9cut\u00e9 33 de ses propres combattants pour  avoir tent\u00e9 de d\u00e9serter lors de la r\u00e9cente bataille contre l&rsquo;arm\u00e9e  r\u00e9guli\u00e8re congolaise. Le groupe des droits de l&rsquo;homme rapporte que 15  civils ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s dans les territoires rebelles depuis juin 2012.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le  porte-parole du M23, Vianney Kazarama, a fermement rejet\u00e9 ces  accusations, qui sont la preuve que Human Rights Watch (HRW) est du c\u00f4t\u00e9  de Kinshasa. Actuellement, le groupe dirig\u00e9 par Sultani Makenga, Bosco  Ntanganda, Bertran Bisimwa et Makenga. Le 13 juillet 2012, la Chambre  pr\u00e9liminaire II de la Cour p\u00e9nale internationale (CPI) a d\u00e9livr\u00e9 un  nouveau mandat d&rsquo;arr\u00eat \u00e0 l&rsquo;encontre de Bosco Ntaganda. \u00e0 la suite de la  demande pr\u00e9sent\u00e9e le 14 mai 2012 par le Procureur de la CPI. M. Ntaganda  est soup\u00e7onn\u00e9 d&rsquo;avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre  l&rsquo;humanit\u00e9 contre la population congolaise locale en RDC.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ces crimes ont  \u00e9t\u00e9 commis entre le 1er septembre 2002 et la fin du mois de septembre  2003. Tous les crimes ont \u00e9t\u00e9 commis dans la r\u00e9gion du Kivu, o\u00f9 la  plupart des \u00e9l\u00e9ments sont tomb\u00e9s aux mains du M23 en R\u00e9publique  d\u00e9mocratique du Congo. Le gouvernement congolais n&rsquo;a jamais engag\u00e9 de  poursuites p\u00e9nales contre les dirigeants du M23. Les membres de  l&rsquo;opposition congolaise et de la soci\u00e9t\u00e9 civile consid\u00e8rent que le  conflit profite grandement \u00e0 M. Kabila. La CPI a fond\u00e9 sa d\u00e9cision sur  les \u00e9l\u00e9ments de preuve pr\u00e9sent\u00e9s par le procureur avant le proc\u00e8s, qui  estimaient qu&rsquo;il y avait des motifs raisonnables<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>de croire que Bosco Ntaganda \u00e9tait responsable de trois chefs de  crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9 consistant en un meurtre, un viol, un esclavage  sexuel et une pers\u00e9cution. AMAGEP estime que le M23, ses dirigeants et  le pouvoir r\u00e9gional qui lui apportent un soutien direct devraient \u00eatre  tenus pour responsables de quatre chefs de crimes de guerre comprenant  meurtre, attaques contre la population civile, viols et esclavage  sexuel, et pillages.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>AMAGEP estime que l&rsquo;Ouganda est toujours un  acteur majeur du conflit. Derni\u00e8rement, l&rsquo;Ouganda a d\u00e9nonc\u00e9 un rapport  des Nations Unies divulgu\u00e9 selon lequel l&rsquo;Ouganda et le Rwanda  soutiendraient les rebelles dans l&rsquo;est de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du  Congo. L&rsquo;agence de presse Reuters a obtenu une copie du rapport de 44  pages pr\u00e9par\u00e9 par le groupe d&rsquo;experts mandat\u00e9 par le comit\u00e9 du Conseil  de s\u00e9curit\u00e9 des Nations unies en octobre 2012. Ce document indique que  les rebelles du M23 congolais sont command\u00e9s par le ministre rwandais de  la D\u00e9fense, James Kabarebe. Les arm\u00e9es ougandaise et rwandaise ont  soutenu le M23 lors d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;attaques de juillet 2012 visant \u00e0  s&#8217;emparer de villes situ\u00e9es sur le territoire de Rutshuru au Congo. Le  minist\u00e8re ougandais des affaires \u00e9trang\u00e8res a d\u00e9menti cette information,  affirmant que les accusations \u00e9taient fabriqu\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L&rsquo;enqu\u00eate  d&rsquo;AMAGEP r\u00e9v\u00e8le que vers le milieu de 2013, la prosp\u00e9rit\u00e9 du groupe  rebelle M23 s&rsquo;est poursuivie, mais avec un soutien limit\u00e9 du Rwanda. Le  commandant militaire du g\u00e9n\u00e9ral Sultani Makenga du M23 avait pu recruter  des soldats rwandais d\u00e9mobilis\u00e9s. Les conclusions ont \u00e9t\u00e9 prises juste  avant la collecte d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments de preuve concernant les unit\u00e9s de l&rsquo;arm\u00e9e  rwandaise soutenant le M23 depuis novembre 2012. L&rsquo;appui du Rwanda a \u00e9t\u00e9  signal\u00e9 pour la premi\u00e8re fois lorsque les rebelles ont bri\u00e8vement  occup\u00e9 Goma. Il n&rsquo;y avait actuellement aucun signe d&rsquo;appui du  gouvernement ougandais aux rebelles, alors qu&rsquo;en 2012, une aide  ougandaise avait \u00e9t\u00e9 apport\u00e9e au mouvement. Le gouvernement ougandais a  ni\u00e9 ces all\u00e9gations.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, l&rsquo;agenda politique est de souhaiter une bonne fin d&rsquo;ann\u00e9e 2014&#8230;.<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on get_the_excerpt --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on get_the_excerpt --><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/648"}],"collection":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=648"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/648\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=648"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=648"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=648"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}