{"id":1596,"date":"2025-05-04T20:02:04","date_gmt":"2025-05-04T20:02:04","guid":{"rendered":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/?p=1596"},"modified":"2025-05-04T20:02:06","modified_gmt":"2025-05-04T20:02:06","slug":"retour-vers-le-futur-les-prestations-de-la-rdc-en-phases-finales-de-la-can-suite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/retour-vers-le-futur-les-prestations-de-la-rdc-en-phases-finales-de-la-can-suite\/","title":{"rendered":"Retour vers le Futur: Les Prestations de la RDC en Phases Finales de la CAN (suite)"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Avec cette troisi\u00e8me place du podium par les Simbas de&nbsp; la RDC \u00e0 la CAN de 1998, c\u2019est en l\u2019an 2000 que la comp\u00e9tition biennale renouait avec les ambiances brulantes et les atmosph\u00e8res bouillantes des stades. On retiendra de ce premier mill\u00e9naire que l\u2019\u00e9quipe nationale, sous diff\u00e9rentes appellations, a jou\u00e9 les demi-finales de la CAN en 1968 au Ghana, en 1972 au Cameroun, 1974 en Egypte. Deux titres continentaux gagn\u00e9s aux phases finales de 1968&nbsp; et de 1974 en Egypte, aur\u00e9olaient la brillance de l\u2019\u00e9quipe nationale.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e0 retenir que ce premier mill\u00e9naire a v\u00e9cu sous les rapsodies et les merveilles d\u2019un certain Ndaye Mulamba, alias&nbsp;\u00ab&nbsp;Mutumbula (Fant\u00f4me), Volvo etc..&nbsp;\u00bb.&nbsp; Ce gol\u00e9ador en provenance de l\u2019Union Sportive Tshinkunku Nsanga Bilembi de la Province du Kasa\u00ef Central (ancien Kasa\u00ef Occidental), est \u00e9minemment l\u2019un des architectes de la notori\u00e9t\u00e9 de l\u2019AS Vita Club (V Club). En 1973, Ndaye \u00e9tait parmi le onze titulaire des Verts et Noirs qui atteignirent le pinacle de la performance en remportant leur unique titre en Champions League&nbsp; (anciennement appel\u00e9e la Coupe d\u2019Afrique des Clubs Champions \u2013CACC, rebaptis\u00e9e Champions League en 1996)&nbsp;; Ashanti Kotoko de Kumasi en avait pay\u00e9 les frais 3-0 (doubl\u00e9 de Mayanga et un but de Kembo) au Stade du 20 mai au match retour. Une ann\u00e9e plus tard, soit en 1974 lors de la CAN \u00e9gyptienne, Ndaye a inscrit une bagatelle de 9 buts sans plaignant pour en devenir le meilleur buteur. Depuis lors, aucun autre joueur africain n\u2019a r\u00e9ussi \u00e0 battre ce record qui tient toujours en d\u00e9pit de la revue \u00e0 la hausse du nombre des s\u00e9lections nationales qualifi\u00e9es pour la phase finale de&nbsp;la CAN. M\u00eame \u00e0 24 aujourd\u2019hui, &nbsp;compar\u00e9es \u00e0 8 \u00e9quipes en phase finale de la CAN \u201874, Ndaye demeure le meilleur buteur de tout le temps en une seule \u00e9dition de la CAN. Pour toutes les CANs prises dans leur ensemble, les meilleurs buteurs sont Samuel Eto\u2019O Fils et feu Laurent Mpoku qui ont des compteurs plus habill\u00e9s et d\u00e9tiennent encore la palme&nbsp;; 29 buts&nbsp; et 13 buts respectivement. L\u2019augmentation du nombre des participants a entrain\u00e9 celui des matches&nbsp;; cette bonification peine encore \u00e0 favoriser un joueur qui se distinguerait en marquant plus de 9 buts en une phase finale de la CAN et rompre avec les d\u00e9mons d\u2019invincibilit\u00e9 du record encore d\u00e9tenu par&nbsp; l\u2019ancien feu follet za\u00efrois\/congolais. Certes, les records sont faits pour \u00eatre battus, mais Ndaye n\u2019a pas v\u00e9cu assez longtemps pour voir le sien \u00eatre d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 du pi\u00e9destal. Le sud-africain, Benny McCarthy avait fort r\u00eav\u00e9 de r\u00e9\u00e9crire cette page en 1998 au Burkina Faso, mais il s\u2019arr\u00eata \u00e0 2 longueurs du d\u00e9tenteur authentique. Ndaye quitta la terre de ses anc\u00eatres le 26 janvier 2019 \u00e0 Johannesburg o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 pour soins sanitaires appropri\u00e9s. Au rapatriement de ses restes mortuaires, Volvo avait \u00e9t\u00e9 fait Chevalier de l\u2019Ordre National posthum\u00e9ment par le nouveau pouvoir. Aussi, faut-il r\u00e9it\u00e9rer cette notion que la CAN 1974 qu\u2019ont gagn\u00e9e la RDC et son meilleur buteur Ndaye, est la seule \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e en deux matchs comme pr\u00e9c\u00e9demment expliqu\u00e9 dans la premi\u00e8re partie de cette publication. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re CAN du nouveau mill\u00e9naire d\u00e9marra en l\u2019an 2000&nbsp;; c\u2019est le Zimbabwe qui avait gagn\u00e9 le ticket pour l\u2019organisation de ce premier rendez-vous footballistique du nouveau mill\u00e9naire. Aussi, la deuxi\u00e8me fois que l\u2019Afrique Australe aurait pu l\u2019organiser apr\u00e8s l\u2019Afrique du Sud en 1996. H\u00e9las&nbsp;! A cause des retards constat\u00e9s dans la construction et la r\u00e9novation des stades par le gouvernement de Robert Mugabe, la CAF lui en avait retir\u00e9 les droits. Enfin, la CAN 2000 avait \u00e9t\u00e9 conjointement organis\u00e9e par le Ghana et le Nigeria \u2013 une premi\u00e8re dans l\u2019histoire du foot mondial qu\u2019une comp\u00e9tition majeure de football soit organis\u00e9e par deux nations conjointement, m\u00eame si apr\u00e8s cette CAN 2000, l\u2019Euro 2000 (organis\u00e9 par la Belgique et les Pays-Bas) et la Coupe du Monde de Football 2002 (par le Japon et la Cor\u00e9e du Sud) suivront dans les pas du pr\u00e9curseur. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La 12<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp; participation de la RDC \u00e0 la CAN a \u00e9t\u00e9 rendue possible pour avoir \u00e9t\u00e9 class\u00e9e 2<sup>\u00e8me<\/sup> du Groupe 6 derri\u00e8re la Zambie et devant le Madagascar et le Kenya en \u00e9liminatoires, Tokala Nkombe &#8211; Sinda Dinzey, Bakasu Esele, Yuvuladio Kitulele, Kasongo Kabwe &#8211; Kasongo Banza, Nsilulu Makaya, Mangituka Missilou, Mbungu Mputu &#8211; Yemweni Ngindi, Nsilulu Makaya, Roger Babu&nbsp; et Emeka Esanga Mamale en formaient le noyau dur. M\u00e9dard Lusadisu Basilua&nbsp; veillait au grain au sein du staff technique comme entraineur. Mulekelayi Kanku, soci\u00e9taire de Sa Majest\u00e9 Sanga Balende wa Banjelo ni Ba Santu de Mbuji-Mayi, fut le seul joueur congolais s\u00e9lectionn\u00e9 venu de Province (Kasa\u00ef Oriental). Ces Simbas \u00e9taient dans le Groupe B&nbsp; avec l\u2019Afrique du Sud, l\u2019Alg\u00e9rie et Le Gabon.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"618\" height=\"620\" src=\"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/image.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1597\" srcset=\"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/image.jpeg 618w, https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/image-300x300.jpeg 300w, https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/image-150x150.jpeg 150w\" sizes=\"(max-width: 618px) 100vw, 618px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Le 24 janvier 2000&nbsp; \u00e0 Kumasi Sports Stadium,&nbsp;la RDC fit match nul contre l\u2019Alg\u00e9rie devant 7 000 spectateurs&nbsp;; un bien maigre chiffre qui justifia la froideur de cette rencontre. Trois jours plus tard, l\u2019attaquant sud-africain Shaun Bartlett condamnait les Simbas \u00e0 rester dans leur tani\u00e8re, 1-0 \u00e9tait le score final en faveur des Bafana Bafana. La performance cramoisie des Simbas \u00e9tait la raison de leur pi\u00e8tre prestation au dernier jour des matches du groupe contre les Azingo Stars du Gabon (renomm\u00e9s les Panth\u00e8res). Les deux formations s\u2019\u00e9taient s\u00e9par\u00e9es sur la marque d\u2019un nul vierge et \u00e9limin\u00e9es. Deux matchs nuls et une d\u00e9faite, il \u00e9tait temps pour le capitaine des Simbas, Tokala Nkombe de retourner \u00e0 la maison avec les siens et suivre le reste du tournoi devant le petit \u00e9cran comme l\u2019ensemble des congolais \u2013 pas de quart de finale pour l\u2019ancien Za\u00efre. L\u2019\u00e9quipe nationale \u00e9tait retomb\u00e9e dans ses travers en &nbsp;quittant la Coupe d&rsquo;Afrique des Nations 2000, avec z\u00e9ro but marqu\u00e9, et une triste 3<sup>\u00e8me<\/sup> place apr\u00e8s la phase des poules, synonyme d\u2019\u00e9limination au premier tour<\/p>\n\n\n\n<p>Revoil\u00e0 la RDC \u00e0 la CAN 2002 au Mali !&nbsp; M\u00e9dard Lusadisu limog\u00e9, c\u2019est feu Louis Watunda, la personne \u00e0 qui la mission de m\u00e9tamorphoser les Simbas avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e. Watunda \u00e9tait derri\u00e8re le triomphe euphorique du bronze il y a 4 ans au Burkina Faso\u201998. Si Tokala, Yuvuladio , Mulekayi Kanku\u2026 retrouvaient la CAN malienne apr\u00e8s celle de 2000 au Nigeria et au Ghana, les nouveaux Simbas \u00e9taient arriv\u00e9s dans la tani\u00e8re &#8211;&nbsp; Shabani Nonda, soci\u00e9taire&nbsp; au Stade Louis II avec Monaco, Tr\u00e9sor Lualua, recrut\u00e9 de Colchester en Championship (Division Inf\u00e9rieure \u00e0 la Premier League \u00e0 l\u2019\u00e9poque) par les Magpies de Newscastle en doublure de leur attaquant vedette Alan Shearer au Saint James Park et Jason Mayele de Chievo Verona. Avant d\u2019atterrir \u00e0 Sikasso o\u00f9 le Groupe C (dans lequel se trouvaient les Simbas) \u00e9tait bas\u00e9, les Simbas avaient fait peur aux congolais contre le Tchad aux pr\u00e9liminaires; ils eurent raison des Sao Tchadiens par la r\u00e8gle du but marqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. En \u00e9liminatoires proprement dits, les Simbas &nbsp;avaient r\u00e9colt\u00e9 10 points derri\u00e8re la Zambie dans la campagne \u2013 ticket d\u2019entr\u00e9e \u00e0 la CAN 2002.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant de lorgner la suite dans cette comp\u00e9tition, c\u2019est contre le Cameroun, le Togo et \u00e0 la C\u00f4te d\u2019Ivoire que les Simbas devaient affuter leurs armes. Chose qui n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 ais\u00e9e car d\u2019entr\u00e9e de jeu le 20 janvier 2002 contre les Lions Indomptables, ils ne purent rien contre la puissance de Patrick Boma qui crucifia Tokala pour le seul but de la rencontre. Le match contre le Togo se termina par un score nul et vierge dans ce Groupe C.&nbsp; Mais le 29 janvier 2002 restera \u00e0 jamais une date m\u00e9morable dans la m\u00e9moire collective congolaise. Pour la troisi\u00e8me et derni\u00e8re journ\u00e9e des matchs du Groupe C, la RDC croisait le fer avec la C\u00f4te d\u2019ivoire. Les Pachydermes Ivoiriens sont conduits par des joueurs qui faisaient peur \u00e0 la lecture de leurs noms \u2013 Gilles Yapi Yapo,&nbsp; Maestro Didier Zokora, Didier Drogba (le Mans avant son transfert \u00e0 En Avant Guingamp), Aruna Dindane, Bonaventure Kalou, Abdul Kader Keita, Kanga Akale, Tchiressoua Guel et Alio Sidi Badra. Devant les Rois de la for\u00eat, Simbas (Lions en Swahili), les \u00e9l\u00e9phants ne pouvaient blesser les lions au moyen de leurs ivoires sans recevoir des gifles aux ongles aigues et d\u00e9chirantes, et des canines aux vertus d\u00e9voratrices qui sectionneraient des trompes dans la bataille. D\u00e8s la 3<sup>\u00e8me<\/sup> minute le Cheminot du Saint Eloi Lupopo, recrut\u00e9 de SM Sanga Balende, Kanku Mulekelayi, r\u00e9ussissait \u00e0 fendre la d\u00e9fense adverse pour l\u2019ouverture du score en faveur des Simbas&nbsp;; son but avait \u00e9t\u00e9 annul\u00e9 pour position litigieuse. 25 minutes plus tard, le nouveau Simba, Tr\u00e9sor Lualua&nbsp; servit un caviar \u00e0 Essongo dont la puissance de frappe obligea le gardien Losseni Konat\u00e9 \u00e0 repousser le ballon sur Yuvuladio pour le premier but de la rencontre. Au retour des vestiaires avec un but dans leur escarcelle, les Simbas changeaient de rythme&nbsp;; leur domination que g\u00e9rait parfaitement Kanku Mulekayi au milieu du terrain, \u00e9tranglait les ivoiriens. Le travail abattu par le trio offensif Mayele &#8211; Lualua \u2013 Nonda, parfois sans ballon, \u00e9tait d\u2019une tr\u00e8s haute facture, m\u00eame si Jason Mayele c\u00e9da sa place \u00e0 Manzakala. Le nouveau capitaine des Simbas, Shabani Nonda doublait la mise pour la RDC. A 2-0, qui l\u2019aurait cru&nbsp;! Comme on dit dans le jargon populaire \u00e0 Kinshasa&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ne Crie pas Victoire avant Bongolo&nbsp;\u00bb. Tellement Kanku Mulekayi devenait une nuisance aupr\u00e8s des ivoiriens qu\u2019il fut victime d\u2019un tacle affreusement vicieux dans la surface que l\u2019arbitre sanctionna par l\u2019octroi d\u2019un penalty en faveur de la RDC, \u00e0 10m du temps r\u00e8glementaire. Sans trembler, &nbsp;Papy Kimoto, l\u2019un des h\u00e9ros de l\u2019\u00e9pop\u00e9e Burkinabe,&nbsp; prit le kick qu\u2019il logea au fond des filets de Losseni Konat\u00e9. Kanku ne sut continuer la partie \u00e0 cause de ce tacle et il avait \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par Patrick Apataki (ancien joueur de Sundowns en Afrique du Sud). A 3-0, l\u2019\u00e9quation devenait \u00e0 plusieurs inconnus pour la s\u00e9lection ivoirienne que les habitants de Yopougon et d\u2019Adjam\u00e9, trouvaient m\u00e9connaissables. Comme garder le meilleur pour la fin est \u00e9galement une devise, Traor\u00e9 r\u00e9duisait la marque \u00e0 4 minutes du temps r\u00e9glementaire. Les Simbas s\u2019\u00e9taient merveilleusement impos\u00e9s par 3 &#8211; 1 au finish.<\/p>\n\n\n\n<p>La RDC terminait la phase des groupes en 2<sup>\u00e8me<\/sup> position derri\u00e8re le Cameroun laissant le Togo et la Cote d\u2019Ivoire rentrer bredouille. L\u2019\u00e9quipe nationale allait jouer son premier quart de finale du nouveau mill\u00e9naire \u2013 un exploit&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce match du quart de finale, la RDC faisait face \u00e0 la fougue du S\u00e9n\u00e9gal&nbsp;; les Lions de la T\u00e9ranga avaient rajeuni leur \u00e9quipe qui avait r\u00e9colt\u00e9 des exploits en \u00e9liminatoires de la coupe du monde FIFA de la m\u00eame ann\u00e9e. El Hadj Diouf, Kalilou Fadiga, Bouba Diop (l\u2019armoire \u00e0 glace), Aliou Ciss\u00e9, Salif Diao, Lamine Diatta, Henri Kamara, tenaient tous \u00e0 inscrire leurs noms dans les annales du football africain. Cette formidable armada \u00e9tait entrain\u00e9 par Bruno Metsu et Jules Bocande \u2013 son assistant. Bruno est mort&nbsp; le 15 octobre 2013 et enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re Musulman de Yoff \u00e0 Dakar., Jules Bocande-Capitaine Fracasse&nbsp; a quitt\u00e9 la terre le 07 mai 2012 \u00e0 Metz o\u00f9 il \u00e9tait idol\u00e2tr\u00e9 au Stade Saint Symphorien.&nbsp; Le 04 F\u00e9vrier 2002 au Stade Modibo Ke\u00efta de Bamako, le r\u00e8glement des comptes devait y avoir lieu&nbsp;; l\u2019arbitre italien Domenico Messina (fruit des \u00e9changes et de la collaboration entre la CAF et l\u2019UEFA) donna le coup d\u2019envoi. Sans Kanku Mulekayi qui dictait le jeu au milieu du terrain, les Simbas n\u2019arrivaient pas \u00e0 coordonner leurs actions&nbsp;; ce qui donna du vent en poupe aux Lions S\u00e9n\u00e9galais. A la demi-heure du jeu, Salif Diao ouvrait la marque pour les S\u00e9n\u00e9galais, et \u00e0 4 minutes du temps r\u00e9glementaire, El Hadj Diouf corsait l\u2019addition pour confirmer l\u2019\u00e9limination des Simbas. Le S\u00e9n\u00e9gal battait la RDC 2-0 pour acc\u00e9der en demi-finales&nbsp;; les congolais pli\u00e8rent bagages et quitt\u00e8rent le tournoi \u00e0 ce stade.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tacle subi par Mulekelayi Kanku contre la C\u00f4te d\u2019Ivoire, avait provoqu\u00e9 une grave blessure qui suscitait des soins appropri\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Ce joueur au talent dont on ne doutait jamais les preuves, avait \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 \u00e0 son propre sort alors qu\u2019il avait superbement rempli sa mission pour le compte de la R\u00e9publique. Cette blessure a failli mettre fin \u00e0 sa carri\u00e8re avant qu\u2019il ne rebond\u00eet du c\u00f4t\u00e9 du TP Mazembe pour rallier Cape Town, en Afrique du Sud o\u00f9 il jouera aux c\u00f4t\u00e9s de Bageta et Mubiala dans Ajax Cape Town de l\u2019\u00e9poque. &nbsp;Aussi, apr\u00e8s cette CAN malienne, Jason Mayele mourut tragiquement dans un accident de voiture le 02 Mars 2002 en Italie, moins de deux mois apr\u00e8s sa participation \u00e0 la CAN 2002 au Mali. Pourtant, Mayele avait promis d\u2019\u00e9ventrer le boa et \u00e9taler en public les linges sales qui ternissaient la gestion du football en RDC&nbsp;; il a emport\u00e9 avec lui les secrets qui auraient \u00e9t\u00e9 d\u2019une importantissime contribution \u00e0 l\u2019essor du football national.<\/p>\n\n\n\n<p>En Tunisie pour la CAN 2004, les impr\u00e9visibilit\u00e9s \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition des Simbas \u00e9taient en leur d\u00e9faveur pour cette CAN organis\u00e9e par la Tunisie pour la 3<sup>\u00e8me<\/sup> fois apr\u00e8s 1965, 1994 et 2004. Malgr\u00e9 une CAN relativement bonne au Mali, les fauves congolais sont rest\u00e9s dormants, sans toutefois compromettre leurs capacit\u00e9s de se r\u00e9veiller en certaines circonstances mais pr\u00eats \u00e0 se rendormir aussit\u00f4t. Ce ping-pong des performances, entre ombres et lumi\u00e8res, avait&nbsp;&nbsp; habitu\u00e9 les fanatiques \u00e0 du \u00ab&nbsp;d\u00e9j\u00e0 vu&nbsp;\u00bb. Exception faite de la CAN 2000, l\u2019\u00e9quipe nationale passait r\u00e9guli\u00e8rement le premier tour, s\u2019arr\u00eatant souvent en quart de finale, sauf en 1998, ann\u00e9e de sa derni\u00e8re apparition sur le podium. &nbsp;Log\u00e9s dans le Groupe A avec le pays h\u00f4te, la Tunisie, la Guin\u00e9e et le Rwanda, il n\u2019y avait plus de Watunda sur le banc, mais plut\u00f4t un coach d\u2019origine anglaise: Michael &nbsp;Waddsworth. Les rumeurs faisaient \u00e9tat de ses accointances avec le capitaine des Simbas, Tr\u00e9sor Lualua qui aurait pes\u00e9 de tout son poids et fait entendre son aura pour forcer les autorit\u00e9s \u00e0 embaucher son pote. Lulua avait r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 le capitanat en l\u2019absence du titulaire, Shabani Nonda&nbsp;; ce dernier avait d\u00e9clar\u00e9 forfait pour la CAN tunisienne apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 gri\u00e8vement bless\u00e9&nbsp; par Karl Jos\u00e9 &#8211; Pierre Fanfan en d\u00e9but de championnat 2002- 2003 en France, \u00e0 la suite d\u2019un tacle violent dans le match PSG \u2013Monaco. Pourtant les deux avaient \u00e9volu\u00e9 ensemble \u00e0 Monaco la saison pr\u00e9c\u00e9dente. &nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au premier match du Groupe A, la Guin\u00e9e de Pascal Feindouno, Fod\u00e9 Mansar\u00e9, Boubacar Titi Camara et de Dianbobo Bald\u00e9 de Glasgow Rangers en Ecosse, s\u2019\u00e9tait impos\u00e9e par 2-1 contre les Simbas de la RDC. Premiers \u00e0 ouvrir le score par Masudi, les Simbas ont \u00e9t\u00e9 rattrap\u00e9s au score par Camara avant que Feindouno n\u2019enfon\u00e7\u00e2t le clou dans leurs pattes. Les Aigles de Carthage entrain\u00e9s par feu Roger Lemerre, \u00e9taient d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 faire de cette CAN, une opportunit\u00e9 de glaner au-dessus de l\u2019Afrique sur les ailes des aigles. Khaled Badra, Alaeddine Yahia, Ziad Jaziri, Hatem Trabelsi, Riadh Bouazizi, et Raidhi Jaidi ne laiss\u00e8rent aucune chance aux Simbas lors de la deuxi\u00e8me journ\u00e9e. Battus 0-3 (doubl\u00e9 de Santos Francileudo et un but de Braham), les Simbas \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 \u00e9limin\u00e9s en attendant de remplir leur dernier devoir contre le Rwanda et rentrer \u00e0 la maison quelle que soit l\u2019issue du match.&nbsp; Dans ce match, la RDC avait bien d\u00e9marr\u00e9 face aux h\u00f4tes tunisiens, ne sachant quelle mouche piqua Tr\u00e9sor Lualua, il a \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9 par l\u2019arbitre de la rencontre, le sud-africain J\u00e9r\u00f4me Damon pour un geste antisportif. Leur capitaine parti, les Simbas perdaient le radar pour les guider sur le terrain alors que le score \u00e9tait encore de 0-0. La suite fut horriblement cauchemardesque; une h\u00e9catombe que beaucoup avaient qualifi\u00e9e de manque de vision suite aux pr\u00e9parations h\u00e2tives auxquelles les congolais \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 habitu\u00e9s au cours des d\u00e9cennies.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au vu de ces deux premi\u00e8res journ\u00e9es, il \u00e9tait \u00e9vident que Kabamba Musasa,&nbsp; F\u00e9lix Mwamba Musasa, Biscotte Mbala Mbuta, Dieudonn\u00e9 Kalulika,&nbsp; H\u00e9rita Ilunga, Marcel Kimbemba Mbayo ou Ngoy Bomboko, n\u2019\u00e9taient pas log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame enseigne que le nouveau patron. La barri\u00e8re linguistique entre Michael &nbsp;Wordsworth et les joueurs n\u2019avait pas facilit\u00e9 les \u00e9changes surtout que Michael n\u2019a pas eu le temps de s\u2019acclimater \u00e0 la fa\u00e7on de vivre des Simbas. Anglophone de son \u00e9tat, il n\u2019y eut que Tr\u00e9sor Lualua qui sut comprendre la langue de Shakespeare avant d\u2019en retransmettre&nbsp; le r\u00e9cit \u00e0 ses co\u00e9quipiers en fran\u00e7ais qu\u2019il (Lualua) maitrisait \u00e0 peine ou en lingala. Ce retard dans le transit des informations capitales par l\u2019entraineur sur la technique et la tactique de jeu \u00e0 ses poulains, n\u2019\u00e9tait de nature \u00e0 agr\u00e9menter cette campagne en Tunisie. L\u2019interpr\u00e9tariat ayant toujours ses limites quand il est assur\u00e9 par un profane qui n\u2019en maitrise pas ou petitement les r\u00e8gles de l\u2019art.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour boucler la boucle,&nbsp;les Amavubis&nbsp; (Gu\u00eapes) du Rwanda \u00e9taient bien dress\u00e9s sur le dernier virage des Simbas dans cette aventure, pr\u00eats \u00e0 piquer les Simbas aussit\u00f4t que possible. C\u2019est la premi\u00e8re qualification du Rwanda \u00e0 une phase finale de la Coupe d\u2019Afrique des Nations. Ce rendez-vous fut honor\u00e9 Dimanche, le 01 F\u00e9vrier 2004 au Stade du 15 Octobre \u00e0 Bizerte. Michel Kamanzi,&nbsp; Olivier Karekezi, Fr\u00e9deric Rusanganwa, Canisius Bizimana, Karim Kamanzi, Said Abed Makasi etc\u2026 \u00e9taient des quantit\u00e9s inconnues, c\u00f4t\u00e9 rwandais, compar\u00e9es \u00e0 la physionomie du genre \u00ab&nbsp;rouleau compresseur&nbsp;\u00bb qu\u2019affichait la RDC. Parmi les rescap\u00e9s de 1998, Kisombe Mundabi alias Kund\u00e9 et Marcel Kimbemba Mbayo \u00e9taient sur la feuille du match.&nbsp; Le match n\u2019\u00e9tant plus d\u2019un enjeu important, la reluctance des Simbas de forcer la note ne fut-ce que pour sauver l\u2019honneur, \u00e9tait ind\u00e9niablement apparente. Pr\u00e9sents sur le terrain mais absents psychologiquement, les congolais peinaient \u00e0 appuyer un jeu d\u00e9velopp\u00e9 intelligemment devant leur entraineur Michael d\u00e9pass\u00e9 par les \u00e9v\u00e8nements.&nbsp; A 16 minute du temps r\u00e9glementaire, Sa\u00efd Abed Makasi annihilait d\u00e9finitivement les espoirs congolais de rentrer au pays avec une victoire, en marquant l\u2019unique but de la rencontre \u2013 Rwanda 1 \u2013 0 RDC. L\u2019orgueil des Gu\u00eapes et du pays augmentait d\u2019un cran car c\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que l\u2019\u00e9quipe nationale rwandaise battait celle de la RDC en comp\u00e9titions officielles.&nbsp; Honteusement la RDC avait perdu tous ses trois matchs avec un seul but marqu\u00e9 contre six encaiss\u00e9s pour un <em>goal average<\/em> d\u00e9cevant de -5 buts.&nbsp; Au tableau final du Groupe A, la RDC languissait au bas de l\u2019\u00e9chelle d\u00e9pass\u00e9e par le minable Rwanda au classement final. Le Rwanda, bien qu\u2019\u00e9limin\u00e9, avait fait une belle CAN salu\u00e9e par le monde du football&nbsp;; les joueurs rwandais furent port\u00e9s en h\u00e9ros \u00e0 leur retour \u00e0 Kigali.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie de la s\u00e9rie de cette publication ne pourrait se terminer sans noter le changement intervenu en RDC apr\u00e8s la&nbsp; CAN 2006 en Egypte&nbsp;; l\u2019\u00e9quipe nationale a chang\u00e9 d\u2019appellation &#8211; les SIMBAS sont redevenus les LEOPARDS le 18 f\u00e9vrier 2006. Cette mutation a fait suite au changement survenu au niveau des armories de la R\u00e9publique par l\u2019adoption et la promulgation de la nouvelle constitution. Beaucoup auraient pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 que ce changement interv\u00eent plus t\u00f4t pour effacer ce pire souvenir d\u2019il y a deux ans en Tunisie. Si Tr\u00e9sor Lua Lua \u00e9tait encore pr\u00e9sent, ce ne fut nullement le cas de son ami Michael. Wordsworth n\u2019\u00e9tait plus rentre \u00e0 Kinshasa apr\u00e8s la d\u00e9sillusion \u00e0 la CAN 2004, il avait pris son vol de Tunis pour rejoindre son Angleterre natale.<\/p>\n\n\n\n<p>Aux commandes en Egypte, c\u2019est un vieux loup, un vrai franco-africain qui prit les r\u00eanes de la s\u00e9lection nationale. Vainqueur de la CAN avec le Cameroun en 1988, Claude Le Roy avait amen\u00e9 une \u00e9quipe fortement remani\u00e9e. Feu pascal Kalemba \u00e9tait second\u00e9 dans les perches par un nouveau portier, soci\u00e9taire de Orlando Pirates d\u2019Afrique du Sud, Francis Chansa alors que Dikete Tapungu (ancien de Bush Bucks FC en Afrique du Sud) compl\u00e9tait le registre des gardiens. Gladys Bokese, H\u00e9rita Ilunga, Kabundi Tshiamalenga, Ngandu Kasongo, Cyrille Mubiala, Dituabanza Nsumbu, Tshinyama Tshiolola, Ilongo Ngasanya, Jean Paul Kamudimba, Zola Matumona, Biscotte Mbuta Mbala, Tr\u00e9sor Mputu Mabi, Milambo Mutamba, Lelo Mbele,&nbsp; Kabamba Musasa etc\u2026 \u00e9taient de la cohorte \u00e9gyptienne. L\u2019\u00e9quipe nationale \u00e9tait partie &nbsp;en Egypte avec la volont\u00e9, il fallut s\u2019en convaincre, d\u2019effacer sa catastrophique sortie de 2004 en Tunisie. Les Simbas ne pourraient pas faire pire. Ce qui constitua un vrai motif d\u2019esp\u00e9rance. Comme en 2002 au Mali, la RDC retrouvait le Cameroun et le Togo en Groupe B, avec l\u2019Angola.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Stade de l\u2019Acad\u00e9mie Militaire du Caire pour le compte de la premi\u00e8re journ\u00e9e le 21 janvier 2006, nul ne pouvait s\u2019imaginer que l\u2019entraineur togolais, le nig\u00e9rian&nbsp; Stephen Keshi n\u2019alignerait pas Adebayor. Oui&nbsp;! Effectivement, c\u2019est ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9&nbsp;; Adebayor n\u2019a pas jou\u00e9 le premier match \u00e0 cette CAN contre la RDC. Etait-ce un pr\u00e9lude \u00e0 l\u2019effervescence&nbsp;? Certainement car Tr\u00e9sor Mputu du TP Mazembe ouvrait le score \u00e0 la derni\u00e8re minute de la premi\u00e8re p\u00e9riode en pla\u00e7ant son action au fond des filets gard\u00e9s par Kossi Agassa. 0-1 pour la RDC. 9 minutes apr\u00e8s le retour des vestiaires, le capitaine Tr\u00e9sor Lualua doublait la mise. A 0-2, c\u2019\u00e9tait une belle entame pour les Simbas qui avaient gagn\u00e9 la partie. 4 jours plus tard, c\u2019\u00e9tait au tour des Palancas Negra d\u2019Angola de tester la f\u00e9rocit\u00e9 des Simbas congolais. Marco Abreu, Love Cabungula, Antonio Mendonca,&nbsp; Fabrice Akwa et Flavio Amado (qui gagnera le 11 novembre 2006 la Champions League de la CAF avec Al Ahly d\u2019Egypte) constituaient la charpente de la s\u00e9lection angolaise. A peine 18 minutes se sont \u00e9coul\u00e9es que Tr\u00e9sor Mabi Mputu donnait un coup de pied dans l\u2019entrejambe du jeune d\u00e9fenseur Angolais Kali alors que ce dernier prot\u00e9geait le ballon au-del\u00e0 de la ligne, ce qui aga\u00e7ait l\u2019attaquant de Mazembe. Il avait \u00e9cop\u00e9 d\u2019un rouge direct &nbsp;et exclu du terrain comme Lualua il y a deux ans contre la Tunisie. D\u00e8s cet instant, le match n\u2019\u00e9tait plus le m\u00eame, l\u2019Angola n\u2019avait pas r\u00e9ussi \u00e0 profiter de cette sup\u00e9riorit\u00e9 num\u00e9rique pour gagner le match. Z\u00e9ro but partout \u00e9tait le score \u00e0 la fin du temps r\u00e9glementaire.&nbsp; Pour la 3\u00e8me&nbsp; journ\u00e9e, le Stade International du Caire accueillait la rencontre RDC vs Cameroun. Un nul qualifierait les Simbas pour accompagner les lions Indomptables en quart de finale. Tout autre score devait \u00eatre assujetti au score du match entre l\u2019Angola et le Togo, ce qui \u00e9tait devenu une habitude pour les congolais. Geremi Njitap et Eto\u2019O Fils marquaient rapidement \u00e0 la 31\u00eame et \u00e0 la 33\u00e8me minutes pour mener par 2-0 jusqu\u2019\u00e0 la fin du match. Chose \u00e9tonnante, Eto\u2019O&nbsp; avait quitt\u00e9 son poste offensif d\u2019attaquant et s\u2019\u00e9tait improvis\u00e9 d\u00e9fenseur et milieu du terrain. Eto\u2019O avait-il \u00e9cout\u00e9 la plaidoirie de Claude le Roy qui avait dit avant le match que le fils ne tuera pas son p\u00e8re&nbsp;? Claude Le Roy est celui qui avait s\u00e9lectionn\u00e9 Samuel Eyo\u2019O Fils pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019\u00e9quipe nationale du Cameroun. C\u2019\u00e9tait en 1998 \u00e0 l\u2019occasion du rassemblement des camerounais pour la coupe du monde France 1998 en Italie, alors \u00e2g\u00e9 de 17 ans et quelques mois.&nbsp; Il devait beaucoup au patriarche fran\u00e7ais, c\u2019est ce qui expliqua sa retenue de ne plus corser l\u2019addition au score. Au m\u00eame moment l\u2019Angola battait le Togo par&nbsp; 3 buts (doubl\u00e9 de Falvio et un but de Maurito)&nbsp; \u00e0 2 (Kader et Cheriff Tour\u00e9).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En quart de finale, La RDC devait battre le pays h\u00f4te, l\u2019Egypte et esp\u00e9rait atteindre les demi-finales, pour la deuxi\u00e8me fois, &nbsp;en moins de 10 ans. Sauf que jouer contre l\u2019Egypte devant ses propres fanatiques est une mer \u00e0 boire.&nbsp; Ahmed Hassan ouvrait le score pour le pays h\u00f4te \u00e0 la 33<sup>\u00e8me<\/sup> minute avant que Hossam Hassan ne doubl\u00e2t le score 8 minutes plus tard. En seconde p\u00e9riode, les Simbas r\u00e9duisaient le score par Abdel Zaher El Sakka qui avait marqu\u00e9&nbsp; contre son camp 2 minutes apr\u00e8s la reprise.&nbsp;&nbsp; A la 57<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp; minute,&nbsp; Emad Moteab marquait le 3<sup>\u00e8me<\/sup> but \u00e9gyptien et Ahmed Hassan, avec son deuxi\u00e8me de la soir\u00e9e, &nbsp;\u00e0 deux minutes du temps r\u00e9glementaire. Les futurs champions d\u2019Afrique avaient \u00e9trill\u00e9 les Simbas par 4-1. Matumona Zola, dit Roum pour les intimes, avait \u00e9t\u00e9 \u00e9lu Homme du match. L\u2019indiscipline sanctionn\u00e9e par un carton rouge \u00e0 l\u2019endroit de Mputu Tr\u00e9sor avait co\u00fbt\u00e9 ch\u00e8re \u00e0 la nation congolaise.&nbsp; Il avait vainement esp\u00e9r\u00e9 que ses co\u00e9quipiers l\u2019emportassent sur les Egyptiens pour qu\u2019il retrouv\u00e2t le terrain en demi-finale&nbsp;; \u00e0 cause de son carton rouge, il \u00e9tait suspendu pour deux matchs. C\u2019est ainsi qu\u2019il avait rat\u00e9 le match contre le Cameroun et le quart de finale contre l\u2019Egypte, pour avoir \u00e9cop\u00e9 de ce carton rouge au 2<sup>\u00e8me<\/sup> match contre l\u2019Angola.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019adage selon lequel \u00ab&nbsp;<em>\u00e0 quelque chose, malheur est bon<\/em>&nbsp;\u00bb, avait trouv\u00e9 son plein emploi dans ce groupe de la CAN 2006 en Egypte. Les deux \u00e9quipes \u00e9limin\u00e9es, le Togo et l\u2019Angola, sont celles qui avaient r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019incruster parmi les repr\u00e9sentants de l\u2019Afrique \u00e0 la Coupe du Monde de 2006 en Allemagne, chacune y participant pour la premi\u00e8re fois de son histoire. Quant \u00e0 la RDC, elle avait renou\u00e9 avec ses habitudes, \u00e9chouant de passer le stade des quarts de finale d\u2019une CAN comme en 1992, 1994, 1996 et 2002 \u2013 maintenant 2006.&nbsp; \u00c9limin\u00e9s au premier tour en 2000 et 2004, seule l\u2019\u00e9dition Burkinabe \u00e9clipsait le d\u00e9sarroi des Simbas congolais par la m\u00e9daille de bronze ainsi remport\u00e9e.&nbsp; Un autre fait&nbsp; important qui vaille&nbsp; la peine d\u2019\u00eatre signal\u00e9, r\u00e9side dans cette analyse que l\u2019Egypte rencontrait pour la deuxi\u00e8me fois la RDC en phase finale de la CAN depuis 1974. Le gagnant \u00e9tait celui qui remportait le tournoi \u2013 les L\u00e9opards du Za\u00efre (devenus Simbas de la RDC) l\u2019ont fait&nbsp;; ils avaient battu l\u2019Egypte en demi-finale pour remporter la CAN en 1974.&nbsp; Les Egyptiens ont battu la RDC en 2006 en quart de finale et ont remport\u00e9 la Coupe d\u2019Afrique des Nations 2006.<\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec cette troisi\u00e8me place du podium par les Simbas de&nbsp; la RDC \u00e0 la CAN&#8230;<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on get_the_excerpt --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on get_the_excerpt --><\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":1598,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[7],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1596"}],"collection":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1596"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1596\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1599,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1596\/revisions\/1599"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1598"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1596"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1596"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1596"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}