{"id":1533,"date":"2025-02-13T13:16:20","date_gmt":"2025-02-13T13:16:20","guid":{"rendered":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/?p=1533"},"modified":"2025-02-15T14:45:05","modified_gmt":"2025-02-15T14:45:05","slug":"retour-vers-le-futur-les-prestations-de-la-rdc-en-phases-finales-de-la-can","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/retour-vers-le-futur-les-prestations-de-la-rdc-en-phases-finales-de-la-can\/","title":{"rendered":"Retour vers le Futur: Les Prestations de la RDC en Phases Finales de la CAN"},"content":{"rendered":"\n<p>La CAN 2025 souligne la 20<sup>\u00e8me<\/sup> participation de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo \u00e0 la phase finale de cette prestigieuse comp\u00e9tition de l\u2019organe faiti\u00e8re du football sur le continent \u2013 la CAF. Qu\u2019il soit utile de ressasser les torrents du parcours footballistique du pays et de repartir ses participations selon les diff\u00e9rentes appellations que le pays a connues \u00e0 travers l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>La s\u00e9cheresse d\u2019un troisi\u00e8me titre continental colle \u00e0 la peau des L\u00e9opards telle une sangsue. Jadis, l\u2019\u2019\u00e9quipe nationale de la RDC installait une peur bleue dans la peau de ses adversaires, la voil\u00e0 contenir des f\u00e9lins d\u00e9pourvus des canines tranchantes et per\u00e7antes pour certains aujourd\u2019hui. Les autres attribuent cette absence de pugnacit\u00e9 triomphatrice aux diff\u00e9rentes politiques et strat\u00e9gies qui ont failli dans la gestion du football au niveau national. Si remporter la CAN deux fois en 19 participations (en attendant\u00a0 Maroc 2025) est un b\u00e9mol outrageant, c\u2019est \u00e0 la 15\u00e8me CAN que les Lions de la Teranga ont mis la main sur leur seul troph\u00e9e continental de leur histoire en 2022. Point n\u2019est besoin de chatouiller les statistiques en d\u00e9faveur des fauves de la RDC au regard du bilan des autres nations nanties tels la Zambie, un titre en 18 CAN, la Tunisie, un titre en 21 CAN sans oublier le Maroc, un seul titre en 20 CAN, hormis 2015 quand le royaume ch\u00e9rifien fut disqualifi\u00e9 pour avoir refus\u00e9 d\u2019organiser la CAN dont elle avait les droits cette ann\u00e9e-l\u00e0 \u00e0 cause de la crise du virus Ebola. C\u2019est la Guin\u00e9e Equatoriale qui en prit la rel\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<p>Les acrobaties et balbutiements qui talonnent la vie des L\u00e9opards n\u2019ont jamais eu raison de leur t\u00e9nacit\u00e9 \u00e0 percer vers le summum de la r\u00e9compense, bravant parfois les conditions d\u00e9shumanisantes pour l\u2019esp\u00e8ce humaine.&nbsp; Au vu de la gen\u00e8se footballistique de l\u2019\u00e9quipe nationale, le monde reste t\u00e9moin de l\u2019\u00e9volution r\u00e9barbative des L\u00e9opards dans leur qu\u00eate de la troisi\u00e8me \u00e9toffe continentale qui les \u00e9lude depuis des d\u00e9cennies.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De 1885 \u00e0 1908&nbsp;: Le pays en tant qu\u2019EIC&nbsp;&#8211; Etat Ind\u00e9pendant du Congo<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e du Roi L\u00e9opold II apr\u00e8s la conf\u00e9rence de Berlin et sous tutelle de ce dernier. Le pays ne pouvait rien entreprendre sans l\u2019aval de son tuteur. Une inf\u00e9odation qui couva l\u2019ensemble du pays pour priver sa population de se rendre compte des merveilles et vanit\u00e9s du monde, le football y compris.&nbsp; Le continent africain \u00e9tant sous occupation, le football n\u2019\u00e9tait qu\u2019une illusion lointaine impensable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De 1908 \u00e0 1960&nbsp;: Le pays en tant que Congo Belge<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le Congo Belge &#8211; CB &nbsp;naitra &nbsp;d\u2019un legs que L\u00e9opold II fera au Parlement Belge en 1908. L\u2019ann\u00e9e que le pays a \u00e9t\u00e9 mis sous le joug de la colonisation par l\u2019inventivit\u00e9 d\u2019un pr\u00e9texte fallacieux de 3 C.&nbsp; C&nbsp;: colonisation&nbsp;; C&nbsp;: christianisme et C&nbsp;: civilisation.&nbsp; Bien que le football se pratiqu\u00e2t officiellement sur le continent, le Congo colonis\u00e9, avait cependant commenc\u00e9 \u00e0 se mouvoir sur les terrains de football de fortune, pour la plupart, et drain\u00e9 les foules. Le football est l\u2019un des facteurs incubateurs des martyrs de l\u2019ind\u00e9pendance du 04 janvier 1959&nbsp; qui sonn\u00e8rent le glas pour l\u2019ind\u00e9pendance de 1960.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De 1960 \u00e0 1964&nbsp;: La R\u00e9publique du Congo<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette \u00e8re est marqu\u00e9e par l\u2019octroi ou le gain de l\u2019ind\u00e9pendance en 1960. Pendant cette p\u00e9riode, le Congo ne prit part \u00e0 aucune des phases finales y relatives. Pourtant la Conf\u00e9d\u00e9ration Africaine de Football avait d\u00e9j\u00e0 vu le jour en 1957 et trois phases finales de la CAN avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es en 1957, en 1959 et en 1963. La frivolit\u00e9 des institutions et la fragilit\u00e9 d\u2019une d\u00e9mocratie nouvellement acquise et dont le pays ressentait les douleurs d\u2019impl\u00e9mentation, ne favoris\u00e8rent gu\u00e8re l\u2019aspect sportif sous toutes ses formes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De 1964 \u00e0 1971&nbsp;: La Premi\u00e8re R\u00e9publique &#8211; la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019heure de la revanche va sonner avec la naissance de la nouvelle r\u00e9publique.&nbsp; A sa premi\u00e8re participation \u00e0&nbsp; la CAN en 1965 en Tunisie, la RDC fut \u00e9limin\u00e9e au premier tour. L\u2019exp\u00e9rience \u00e0 ce niveau de la comp\u00e9tition \u00e9tait une gangr\u00e8ne dans les app\u00e9tits sportifs d\u00e9vorateurs locaux. Les&nbsp; congolais d\u00e9couvraient les rudes r\u00e9alit\u00e9s de la comp\u00e9tition.&nbsp; En 1968, soit&nbsp; trois ans plus tard, la RDC oubliait ses d\u00e9buts tr\u00e9buchants&nbsp; de novice pour remporter le troph\u00e9e tant convoit\u00e9 de la CAN en battant le Ghana par un bolide du Feu Kalala Mukendi en finale.&nbsp; Seulement \u00e0 sa deuxi\u00e8me tentative, le pays avait d\u00e9fait tous les pronostics.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais les d\u00e9mons de 1965 hanteront une fois de plus l\u2019\u00e9quipe nationale congolaise&nbsp;; elle fut \u00e9limin\u00e9e au premier tour \u00e0 la phase finale de la CAN organis\u00e9e au Soudan en 1970. La premi\u00e8re r\u00e9publique a envoy\u00e9 l\u2019\u00e9quipe nationale \u00e0 la phase finale de la CAN \u00e0 trois reprises&nbsp;: 1965, 1968 (champion d\u2019Afrique) et 1970.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De 1971 \u00e0 1997&nbsp;: La R\u00e9publique du Za\u00efre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les cartes politiques rebattues, l\u2019\u00e9quipe nationale za\u00efroise est directement qualifi\u00e9e pour la CAN de 1972 au Cameroun remport\u00e9e par les Diables Rouges du Congo-Brazzaville&nbsp; face au Mali du Feu Salif Keita et de Fantamady Keita (meilleur buteur du tournoi) qui avait battu le Za\u00efre en demi-finale 4-3. Les L\u00e9opards du Za\u00efre ont fini le tournoi 4<sup>\u00e8me<\/sup>, ratant de peu la derni\u00e8re place du podium. Un certain Blagoje Vidinic qui avait qualifi\u00e9 le Maroc \u00e0 la Coupe du Monde FIFA de 1970 au Mexique, ne pouvait \u00e9chapper \u00e0 la valse des convoitises que lui t\u00e9moignait le monde africain du football, dont Mobutu. Le Mar\u00e9chal za\u00efrois, obnubil\u00e9 par une folle obsession de grandeur pour asseoir son pouvoir, convainquit le coach yougoslave \u00e0 devenir l\u2019entraineur des L\u00e9opards. Pari r\u00e9ussi car deux ans plus tard, c\u2019\u00e9tait la deuxi\u00e8me glorieuse.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"514\" height=\"618\" src=\"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/image-8.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1534\" srcset=\"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/image-8.jpeg 514w, https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/image-8-250x300.jpeg 250w\" sizes=\"(max-width: 514px) 100vw, 514px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Au pays des pharaons en Egypte, les L\u00e9opards du Za\u00efre surclassaient la Zambie de&nbsp; Chitalu par 2-0 pour remporter le graal et se hisser au panth\u00e9on de la gloire. Les Leopards avaient battu le pays h\u00f4te, l\u2019Egypte en demi-finale avec un certain Hassan Shehata, meilleur joueur de cette CAN en Egypte. &nbsp;Une fois devenu entraineur des Pharaons d\u2019Egypte, cet ancien joueur de Zamalek du Caire a offert \u00e0 son pays trois titres continentaux&nbsp; 2006, 2008 et 2010 avant que le printemps arabe ne cass\u00e2t le \u00abmomentum\u00ab&nbsp;des h\u00e9ros.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9dition de 1974 est riche en \u00e9v\u00e8nements&nbsp;; c\u2019est l\u2019unique finale d\u2019une CAN qui se soit jou\u00e9e en deux matchs apr\u00e8s le nul (2-2) lors du premier. La CAF n\u2019ayant pas pr\u00e9vu la s\u00e9ance des tirs au but pour cette finale, un autre match de la finale avait eu lieu deux jours plus tard. Ce fut un r\u00e9cital sign\u00e9 Ndaye Mulamba Mutumbula qui marqua deux buts et&nbsp; permit au Za\u00efre de battre la Zambie 2-0 pour remporter la CAN \u00e9gyptienne. Ndaye quitta la terre le 26 janvier 2019 dans une clinique priv\u00e9e de Johannesburg en Afrique du Sud.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussi, le pays des Chipolopolo \u2013 la Zambie, avait fait sauter le verrou de doutes car la CAN 1974 \u00e9tait la toute premi\u00e8re dans l\u2019histoire de la Zambie. Une premi\u00e8re participation qui s\u2019\u00e9tait sold\u00e9e par une place en finale d\u2019une aussi grandiose comp\u00e9tition continentale que la Coupe d\u2019Afrique des Nations.<\/p>\n\n\n\n<p>Automatiquement, Moseka &#8211; le nom congolais donn\u00e9 au titre continental par le Za\u00efre qualifiait&nbsp;&nbsp; le pays \u00e0 la Coupe du Monde FIFA de 1974 en Allemagne de l\u2019Ouest. Ainsi, le Za\u00efre devenait le seul ticket de l\u2019Afrique et&nbsp; la premi\u00e8re nation \u00e0 repr\u00e9senter l\u2019Afrique noire &#8211; sub-saharienne \u00e0 une Coupe du Monde FIFA. L\u2019Egypte et le Maroc ayant d\u00e9j\u00e0 go\u00fbt\u00e9 aux savoureux d\u00e9lices en repr\u00e9sentant le continent en 1934 et 1970 respectivement.<\/p>\n\n\n\n<p>Godfrey Chitalu est consid\u00e9r\u00e9 par les autorit\u00e9s sportives zambiennes d\u2019\u00eatre le meilleur buteur de tout le temps sur une ann\u00e9e. La pol\u00e9mique Chitalu survint en 2012 quand l\u2019argentin Lionel Messi, alors soci\u00e9taire de Barcelone, avait marqu\u00e9 88 buts en une ann\u00e9e. Les europ\u00e9ens (comme toujours) avaient pens\u00e9 que Messi avait mieux fait que l\u2019allemand Gerd Mueller avec ses 85 buts sur une ann\u00e9e sportive. Ils ignoraient l\u2019existence de Godfrey Chitalu pour ajuster leurs compteurs avec ses 104 goals. Pas de leur faute en tout cas comme les faits en Afrique ne sont assez document\u00e9s dans les archives. Mais ces circonstances att\u00e9nuantes ne les d\u00e9douanent pas d\u2019avoir manqu\u00e9 \u00e0 leur devoir d\u2019entreprendre les enqu\u00eates pour confirmer ou infirmer les faits suppos\u00e9ment av\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Maroc en 1976,&nbsp; le&nbsp; Za\u00efre ne gagna aucun match&nbsp;; class\u00e9 dernier du groupe&nbsp; B derri\u00e8re le Maroc (futur vainqueur), le Nigeria et le Soudan, les L\u00e9opards ne r\u00e9colt\u00e8rent qu\u2019un point maigrichon \u2013 non \u00e0 la hauteur de leur pedigree pour boucler leur aventure. La hantise des effets inexplicables et inexpliqu\u00e9s de la Coupe du Monde Ouest Allemande, doubl\u00e9e du tohu-bohu au sein du staff technique, avec le d\u00e9part de Vidinc, \u00e9tait tellement ensorcelante qu\u2019aucune raison ne fut \u00e9tay\u00e9e pour justifier la d\u00e9route, deux ans apr\u00e8s le sacre continental. La CAN 1976 est une \u00e9dition dont le vainqueur a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 \u00e0 la suite d\u2019un mini-championnat.<\/p>\n\n\n\n<p>De 1976 \u00e0 1988, soit 5 \u00e9ditions de la CAN (1978, 1980, 1982, 1984 et 1986), le Za\u00efre ne r\u00e9ussira pas \u00e0 se qualifier \u00e0 une phase finale de la CAN. Douze ans de jach\u00e8re furent une pilule am\u00e8re \u00e0 avaler pour les fanatiques congolais, friands du ballon rond. Les za\u00efrois \u00e9taient unanimes que c\u2019\u00e9tait la r\u00e9ponse du berger \u00e0 la berg\u00e8re. Le pay-back time voulu par les a\u00efeux \u00e9tait enfin chose due. Les L\u00e9opards auraient \u00e9t\u00e9 r\u00e9cipiendaires du mauvais sort en r\u00e9ponse \u00e0 la contribution forc\u00e9e et obligatoire voulue par les autorit\u00e9s pour le soutien aux L\u00e9opards en partance pour la Coupe du Monde de 1974. Les jeunes et vieux du Za\u00efre ont \u00e9t\u00e9 ran\u00e7onn\u00e9s \u00e0 l\u2019effort; un certain montant a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9 sur les comptes de tous les salari\u00e9s za\u00efrois pour ce faire, les \u00e9l\u00e8ves et \u00e9tudiants n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9s. Ils avaient eu \u00e0 payer un montant forfaitaire \u00e0 partir de&nbsp; 1 Likuta, unit\u00e9 mon\u00e9taire de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p>La bou\u00e9e de sauvetage viendra par la d\u00e9signation d\u2019Otto Fischer comme entraineur des L\u00e9opards du Za\u00efre. Cet ouest-allemand a \u00e9t\u00e9 d\u00e9p\u00each\u00e9 \u00e0 Kinshasa dans le cadre de la coop\u00e9ration bilat\u00e9rale entre Kinshasa et Bonn.&nbsp; Etait-ce la r\u00e9surrection&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est la g\u00e9n\u00e9ration de Kabongo Eugene, Santos Djalma Mutubile, Lutonadio \u00ab&nbsp;Morceau&nbsp;\u00bb, Merikani Mpangi, Kalau, Kanu, Emedo Nkongolo\u2026, qui avait repr\u00e9sent\u00e9 le Za\u00efre \u00e0 la CAN de 1988, la premi\u00e8re apr\u00e8s 12 ans de disette, au Maroc.&nbsp; Absents de la CAN depuis Maroc 1976, c\u2019est au Maroc que les L\u00e9opards retrouvaient la comp\u00e9tition. Le tirage au sort avait rendu son verdict que les f\u00e9lins za\u00efrois se seraient dans le Groupe A avec le pays h\u00f4te, le Maroc avec un certain Maestro Aziz Bouderballa et un Mustapha Biaz en tour de Babel derri\u00e8re, l\u2019Alg\u00e9rie et la C\u00f4te d\u2019Ivoire d\u2019Abdoulaye Traor\u00e9, Serge Alain Maguy, Youssouf Fofana, Didier Otokor\u00e9 et d\u2019Alain Gouam\u00e9n\u00e9.&nbsp; L\u2019arbitre b\u00e9ninois Hugues Joseph Mongbo s\u2019\u00e9tait \u00e9rig\u00e9 en bourreau des za\u00efrois. A deux reprises, le Za\u00efre s\u2019est vu refuser 2 buts, permettant ainsi \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie de Nasser Drid (excellent gardien) et de Djamel Menad de s\u2019imposer 1-0 au finish. Les atouts et la d\u00e9termination de cette \u00e9quipe se sont av\u00e9r\u00e9s insuffisants pour atteindre les quarts et justifier son grand retour parmi&nbsp; la cr\u00e8me de la cr\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"519\" height=\"624\" src=\"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/image-9.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1535\" srcset=\"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/image-9.jpeg 519w, https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/image-9-250x300.jpeg 250w\" sizes=\"(max-width: 519px) 100vw, 519px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Absente \u00e0 la CAN 1990 que l\u2019Alg\u00e9rie de Madjer, pays h\u00f4te, avait remport\u00e9e, le Za\u00efre&nbsp; \u00e9tait au S\u00e9n\u00e9gal pour la phase finale de la CAN 1992.&nbsp; En cette phase finale, la CAF est pass\u00e9e de 8&nbsp; \u00e0 12 qualifi\u00e9s pour la phase finale.&nbsp; Les t\u00e9nors de 1988 ayant d\u00e9j\u00e0 tir\u00e9 leur r\u00e9v\u00e9rence internationale pour la plupart, c\u2019\u00e9tait une nouvelle \u00e9quipe command\u00e9e par Kalala Mukendi, champion en 1968, comme entraineur. Les fauves za\u00efrois furent \u00e9limin\u00e9s en quart de finale par le Nigeria de Yekini Rashidi.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la CAN 1994 organis\u00e9e par la Tunisie pour la deuxi\u00e8me fois apr\u00e8s 1965, m\u00eame refrain que l\u2019\u00e9dition pr\u00e9c\u00e9dente. C\u2019est encore le Nigeria de Yekini Rashidi qui \u00e9vapora les v\u0153ux des za\u00efrois pour une premi\u00e8re demi-finale depuis 1974. Ce match de quart de finale mettait fin aux aspirations de Bulayima Mukwayanzo, alors soci\u00e9taire de Feynoord Rotterdam B, Dinga Mbote, Lokose Epanga de rester dans la comp\u00e9tition pour faire durer les \u00e9ch\u00e9ances. Ils pli\u00e8rent leurs bagages pour un retour au bercail matinier.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Afrique du Sud avait obtenu le quitus pour l\u2019organisation de la CAN 1996. Le nombre des \u00e9quipes qualifi\u00e9es avait \u00e9t\u00e9 revu \u00e0 la hausse, passant de 12 \u00e0 16.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux ans plus t\u00f4t, la nation arc-en-ciel avait organis\u00e9 ses premi\u00e8res \u00e9lections multiraciales pour se d\u00e9barrasser&nbsp; du r\u00e9gime s\u00e9gr\u00e9gationniste d\u2019apartheid. Les choses bougeaient au rythme d\u2019un missile Exocet que les dirigeants de la CAF ne pouvaient, pour rien au monde, rater l\u2019opportunit\u00e9 de se frotter \u00e0 Nelson Mandela, nouveau pr\u00e9sident de la r\u00e9publique multiraciale et multicolore. A cette Edition sud-africaine de la CAN, le Za\u00efre de Kasongo Korando, Roger Hitoto etc&#8230; se r\u00e9v\u00e9lait au monde avec le ph\u00e9nom\u00e8ne Emeka Mamale alias \u00ab&nbsp;Zorino&nbsp;\u00bb.&nbsp; Il est entr\u00e9 en jeu en deuxi\u00e8me p\u00e9riode contre le Liberia de George Weah et de James Debbah au mythique FNB Stadium dans le voisinage de SOWETO (South West Town \u2013 la Ville du sud-ouest).&nbsp; Il va \u00e9blouir le public par sa technique l\u00e9gendairement d\u00e9vastatrice. Entrain\u00e9 par Mushin Ertugal de nationalit\u00e9 turque, le Za\u00efre avait tout fait pour atteindre le quart de finale pour la troisi\u00e8me fois cons\u00e9cutive. Si les deux premi\u00e8res fois, les L\u00e9opards sont tomb\u00e9s victimes du Nigeria, les Black Stars du Ghana \u00e9liminaient \u00e0 leur tour le Za\u00efre avec un Antony Yeboah tout feu tout flamme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De 1997 jusqu\u2019\u00e0 nos jours: Troisi\u00e8me R\u00e9publique &#8211; la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le changement de r\u00e9gime intervenu au niveau du pouvoir avec l\u2019av\u00e8nement du nouveau Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Laurent D\u00e9sir\u00e9 Kabila, avait plong\u00e9 le pays dans l\u2019incertitude abyssale. Le Za\u00efre devenait ainsi la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo&nbsp;; l\u2019\u00e9quipe nationale les L\u00e9opards devenaient les Simbas \u00ab&nbsp;Lions&nbsp;\u00bb en Swahili.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Burkina Faso pour la CAN 1998, c\u2019est sous l\u2019appellation Simbas que les congolais y ont pris part. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre extirp\u00e9 des griffes du premier tour lors des matchs de groupe, les nouveaux Simbas: Mungongo Fish, Kasongo Banza Korando, Emeka Mamale, Kisombe, Tondelua, Hitoto, Kimoto Papy, Bembuana, Makenga, Banzamba,&nbsp; \u00e9taient coach\u00e9s par Feu Louis Watunda. L\u2019escouade congolaise \u00e9liminait le Cameroun de Rigobert Song, Feu Jean Marc Foe, Patrick Boma, Tchoutang\u2026 en huiti\u00e8me de finale. En quart de finale, ils signaient leur revanche sur les Black Stars du Ghana avec un but en solitaire de Kisombe alias \u00ab&nbsp;Kunde&nbsp;\u00bb,&nbsp; ancien de Sodigraf.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La REMONTADA au Stade du 04 Ao\u00fbt d\u2019Ouagadougou pour la petite finale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En demi-finale contre les Bafana Bafana d\u2019Afrique du Sud, Benni McCarthy n\u2019a pas eu piti\u00e9 de Marcel Mayala. 2-1 \u00e9tait le score final en faveur des sud-africains apr\u00e8s prolongation.&nbsp; En match pour la 3<sup>\u00e8me<\/sup> place ou la finale des perdants, c\u2019est la REMONTADA. Men\u00e9s 4-1 avec 3 minutes pour la fin du temps r\u00e8glementaire,&nbsp; Jean Kasongo Banza \u00ab&nbsp;Korando&nbsp;\u00bb r\u00e9duisit l\u2019\u00e9cart 4 -2. Une minute plus tard, le meilleur buteur congolais Jerry Tondelua inscrivait le 3<sup>\u00e8me<\/sup> but des Simbas. Malgr\u00e9 le temps additionnel, les Etalons Burkinab\u00e9s invoquaient vainement leurs dieux, ils venaient de perdre un joueur sur blessure et ne pouvaient plus proc\u00e9der \u00e0 un quelconque remplacement, ayant \u00e9puis\u00e9 le quota autoris\u00e9 de 3 rempla\u00e7ants. A 10 contre 11, leur entraineur Philippe Troussier ne sut \u00e0 quel saint se vouer. C\u2019\u00e9tait le moment choisi par Lokenge Mongongo alias \u00ab&nbsp;Fish&nbsp;\u00bb pour marquer le but \u00e9galisateur 4-4. A l\u2019issue de la s\u00e9ance des tirs au but, les Simbas s\u2019imposaient 4-1 pour remporter le bronze.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette petite finale est sans doute&nbsp; l\u2019un des matchs les plus m\u00e9morables de l\u2019histoire de la Coupe d\u2019Afrique des Nations. Men\u00e9s 4-1\u00e0 trois minutes de la fin du temps r\u00e9glementaire&nbsp;&nbsp; les congolais ont&nbsp; marqu\u00e9 3 buts pour forcer les tirs au but qu\u2019ils avaient remport\u00e9, remont\u00e9s par cet exploit fantasmagorique qui suivit l\u2019\u00e9galisation. Une vraie d\u00e9sillusion pour les Burkinab\u00e9s et Troussier&nbsp; au stade du 04 Ao\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est la premi\u00e8re fois que la RDC atteignait les demi-finales depuis 1974, soit 24 apr\u00e8s. Le \u00ab&nbsp;backbone \u00ab&nbsp; ou encore le noyau dur de cette \u00e9quipe \u00e9tait majoritairement constitu\u00e9 des joueurs de Sodigraf&nbsp;: &nbsp;Jerry Tondelua, Kisombe Mundaba, Mungongo Fish, Papy Kimoto, Makenga, Mbayo Kibemba, Babale, Selenge etc.. Quelques mois plus t\u00f4t, SODIGRAF avait perdu la finale de la Coupe d\u2019Afrique des Vainqueurs de Coupe en 1997 contre les \u00e9gyptiens d\u2019Arab Contractors, ancien employeur du c\u00e9l\u00e8bre gardien camerounais Joseph Antoine Bell. Ces joueurs ont r\u00e9alis\u00e9 des merveilles aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019Emeka Mamale, Korando Kasongo et d\u2019autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Malheureusement Emeka Mamale est mort le 25 juin 2020 sans avoir montr\u00e9 au monde footballistique toute la splendeur de son talent surdimensionn\u00e9. Quatre ans plus tard, Kasongo Korando rendait l\u2019\u00e2me le 07 juin 2024. Nombreux fanatiques se rappelleront toujours de ses d\u00e9marrages en trombe tel un l\u00e9opard \u00e0 la poursuite de sa proie, alliant vitesse et puissance. Les congolais ne t\u00e9moigneront plus jamais de leurs talents mais leurs prouesses resteront \u00e0 jamais des performances-r\u00e9f\u00e9rences pour les g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/p>\n\n\n\n<p>Adieu les Champions&nbsp;!<\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La CAN 2025 souligne la 20\u00e8me participation de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo \u00e0 la&#8230;<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on get_the_excerpt --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on get_the_excerpt --><\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":1536,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[7],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1533"}],"collection":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1533"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1533\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1537,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1533\/revisions\/1537"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1536"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1533"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1533"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amagep.co.za\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1533"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}